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Béatrice et Jany Goret
“Nous travaillons la génétique depuis les années 90”

Béatrice et Jany Goret ont accueilli sur leur exploitation la journée génétique spéciale normande, le 16 mai, à Saint-Agnan-sur Sarthe. Cela fait 20 ans qu’ils améliorent leur troupeau.

© AD

“Ma femme Béatrice et moi-même, nous nous sommes installés sur l’exploitation de mes parents en 1994 et en 1996 respectivement”, raconte Jany Goret, éleveur de normandes à la SCEA du Prieuré-de-la-Barre, à Saint-Agnan-sur-Sarthe, qui a accueilli sur son exploitation, le 16 mai, la journée génétique spéciale normande, organisée par le CIA de l’Aigle et les éleveurs de Normande 61. “Le troupeau laitier était déjà de race normande, mais c’est à l’issue de notre installation, que nous avons commencé à réellement améliorer la génétique du cheptel, avec un suivi par le contrôle laitier et le raisonnement minutieux des inséminations en fonction des qualités de chaque vache, se rappelle l’exploitant. Nous avons fait le choix de rester en normande, pour ses qualités laitières, fromagères et bouchères, et aussi car c’est la race de notre région”. S’il apprécie le caractère mixte de la race, Jany estime que c’est d’abord la production laitière qui fait le revenu. “C’est le lait que nous vendons tous les jours. La viande, c’est un plus qui vient à la fin”. Les exploitants sélectionnent leurs 67 vaches sur les taux protéiques et butyreux du lait, ainsi que sur la conformation de la mamelle, le point fort du troupeau. 

Système herbe-maïs
Le troupeau présente une production annuelle moyenne par vache de 7 283 litres de lait en équivalent “lait standard, pour un système fourrager mixte herbe-maïs, et un quota de 390 000 litres. La ferme cultive 30 ha de maïs, 60 ha de prairies et 90 ha de céréales. A l’occasion de la journée génétique spéciale normande qui s’est déroulée sur  leur exploitation, les éleveurs ont mis en vente une vache de bonne qualité génétique. Quant-à vendre un taureau reproducteur au centre d’insémination? “On n’y est toujours pas arrivé, mais on continue d’essayer. Aujourd’hui, cela va très vite. Avec le génotypage, il suffit d’une prise de sang sur le veau, pour savoir s’il sera conservé ou non”, explique Jany.

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