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Agrifaune
Nouvelle barre d’effarouchement gibier : essai concluant

En 2010, à la demande des chasseurs et des agriculteurs, un engin d’effarouchement était mis au point par les Ets Lenormand. Améliorée, son premier test s’est déroulé vendredi.

© EC

Un bruit de clochettes dans les prés manchois ? Non, ce ne sont pas des vaches d’Alpage mais la dernière trouvaille des Etablissements Lenormand (Périers) pour effaroucher la faune nichée dans l’herbe, avant passage de la faucheuse. Vendredi dernier, au Plessis-Lastelle, chez Marc Lecoustey, se déroulait la première démonstration de la barre d’effarouchement nouvelle génération. Principale innovation par rapport à l’ancienne mouture, un relevage hydraulique et des tubes plus sonores. Pendant une heure, aux commandes de son tracteur, Jean-Michel Hamel, président de la FDSEA (canton de Périers) a tracé son sillon. Les différents protagonistes : CUMA, constructeur, Office de la Chasse, Fédération des Chasseurs, Chambre d’Agriculture et FDSEA qualifient cet engin de « prometteur ». L’occasion pour les agriculteurs de souligner, « on nous accuse trop souvent de vouloir détruire la faune dans les campagnes. C’est faux. Nous sommes 24 h sur 24 au contact de la nature. Ce que nous souhaitons, dans certains cas comme les étourneaux ou les sangliers, c’est une régulation pour protéger nos cultures et récoltes ».

Simple et efficace
Dans le cadre de l’opération Agrifaune, associant notamment agriculteurs et chasseurs, de nombreuses démonstrations ont lieu en Normandie. « Aujourd’hui, les machines opérant dans les parcelles (notamment pour la paille et le fourrage) ont évolué vers une plus grande efficacité, caractérisé par un élargissement des barres de coupe et une puissance accrue ». Puissance permettant des vitesses de travail élevées (allant jusqu’à 28 km/h pour la fauche des luzernes industrielles). « Des facteurs qui augmentent les risques de mortalité pour la faune sauvage en réduisant les possibilités de fuite devant les engins ». Marc Lecoustey, agriculteur dans le centre-Manche,  dont les terres sont assez prisées des chasseurs, indique, « L’objectif était de trouver une barre d’effarouchement efficace, simple d’utilisation et d’un coût abordable ». Trois paramètres intégrés par l’entreprise Lenormand, spécialisée dans le matériel agricole « Par rapport à la première, présentée en 2010, celle-ci bénéficie surtout du relevage hydraulique permettant un gain de temps ».
Une fois attelée, direction la parcelle destinée au test. « Cette barre est décalée par rapport à la fauche permettant au animaux nichés dans l’herbe de s’enfuir ». A une vitesse d’environ 10 km/h, la fauche du regain s’est effectuée sans difficulté et surtout sans perte animale. « L’essai est concluant. La barre est beaucoup plus stable » indiquent Marc Lecoustey et Jean-Michel Hamel.
Cet engin d’un coût estimé à 1500 euros pourra être fabriqué à la demande. Les Ets Lenormand, qui n’ont pas compté leurs heures pour  améliorer la première barre, sont prêts à fournir tout agriculteur. « L’idéal serait de l’intégrer à un matériel de CUMA » conclut Guillaume Thouroude, président du Comité Manche CUMA 50.

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