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Nuits blanches pour Foulards Noirs

Mercredi 16 mars à Bayeux (14), agricultrices et femmes d’agriculteurs se sont rassemblées afin de défendre leur métier ou leurs maris. Les Foulards Noirs ont défilé jusqu’à la préfecture pour exprimer leur “ras-le-bol” de passer des nuits blanches à cause de situations économiques catastrophiques. Insomnies...

© M. Malo

Elles étaient une cinquantaine à marcher dans les rues de Bayeux. «Les Foulards Noirs», c’est comme ça qu’elles se font appeler. Ce groupe de femmes d’agriculteurs ou d’agricultrices existe depuis moins d’un mois. Malgré son jeune âge, ce collectif a su rassembler bon nombre de sympathisants pour défiler mercredi dans la capitale du Bessin. Main dans la main, la solidarité féminine a prouvé sa force.

Militer et se faire entendre
C’est un ras-le-bol général. L’agriculture est en deuil aujourd’hui. D’où les foulards noirs. Il ne faut pas oublier qu’il y a toute une famille derrière chaque exploitation”, souligne Charlène Guérin, créatrice du mouvement. C’est aussi un hommage aux femmes d’agriculteurs qui se sont toujours battues, souvent dans l’ombre, pour leurs maris. Leurs objectifs ? Militer, se faire entendre, se battre contre les prix bas à la ferme et haut dans les linéaires pour sortir de cette crise qui ne touche pas que l’agriculteur mais tout ce qui dépend de lui.
Nous voulons montrer à la population que manger français est important. Mais le consommateur n’a pas à trinquer du grand écart des prix. J’ai une amie qui m’a dit qu’elle n’avait pas mangé de rosebeef depuis 1 mois,” s’exclame Stéphanie Anne, créatrice des Foulards Noirs.

La marche
Durant un après-midi,les rues de Bayeux ont été prises d’assaut. Les 5 femmes, à l’origine du collectif, ont mené la marche. Tracteur en tête, elles ont commencé devant le Crédit Agricole. La solidarité s’est vite fait ressentir. In fine, c’est une cinquantaine de femmes qui a distribué des prospectus aux passants et aux commerçants. Devant la sous-préfecture, les Foulards Noirs ont attiré les regards d’une quinzaine de gendarmes  mobilisés. Aucun incident à déplorer. Le message est bien passé.

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