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Pascal Férey (FNSEA)
"OGM : Pas de moratoire mais une loi rapidement"

Pascal Férey représentant la FNSEA au Grenelle de l'Environnement ne mâche pas ses mots, "c'était le procès de l'agriculture". Explications.

Pascal Férey "Outre les OGM les pesticides ont fait parler d'eux au grenelle de l'environnement".
Pascal Férey "Outre les OGM les pesticides ont fait parler d'eux au grenelle de l'environnement".
© E.C.
- Concrètement, sur ces fameux OGM, quelles sont les conclusions des travaux ? "Tout d'abord, il n'y avait pas que ce sujet. L'aval et l'amont de l'agriculture ont été examinées sous toutes les coutures. à un tel point que l'on a fait un véritable procès à cette filière économique française. Sur les OGM proprement dit, la commission du génie bio-moléculaire sur la recherche est actuellement trop étroite : pas de toxicologues, pas de chercheurs sur la bio-diversité, d'où l'intérêt d'une haute autorité. Elle devra être indépendante et son champ d'investigation large. Elle formulera des propositions, le gouvernement devra trancher. Mais, attention si ce dernier dit "non" à la culture des OGM, il faudra dans ce cas interdire toute importation en contenant. Quant à la brevetabilité du "vivant", nous y sommes formellement opposés". - Une loi devrait donc être votée ? A quelle échéance ? "A la FNSEA, nous sommes contre un moratoire. Nous voulons absolument une loi et rapidement. En clair, améliorer le projet qui est passé par les mains du Sénat puis que les parlementaires l'examinent Cette loi, si elle autorise la culture d'OGM, devra aussi prendre en compte les règles de co-existence, de responsabilité et d'indemnisation en cas de contamination fortuite. - Le Grenelle, au-delà des seuls OGM, doit déboucher sur quoi ? "Le terme "environnement" ne nous a pas paru adapté. Cela aurait, et doit continuer d'être, le Grenelle du Développement Durable. L'agriculture, personne ne doit l'oublier, c'est aussi de l'activité économique et donc de l'emploi, de l'écologie et des territoires. Par ailleurs, le monde paysan doit se mobiliser face à ceux qui veulent réduire l'agriculture au seul critère environnemental, dont elle est d'ailleurs respectueuse, quoiqu'on en dise sur les pesticides. J'ai trop vu, lors de ce Grenelle, de personnes siègeant au titre des Organisations Non Gouvernementales et pas assez venant des instances syndicales, qu'elles soient patronales ou syndicales".
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