Aller au contenu principal

FDSEA-JA Manche
Onema, courage fuyons !

Porte close en arrivant, vendredi dernier, devant les locaux coutançais (Manche) des « shérifs » de l’environnement comme les surnomment les agriculteurs. Du coup, deux tonnes de terre ont été déversées devant des bureaux désespérément déserts.

© EC

«Depuis l’année dernière, trop de procès-verbaux ont été dressés par la police de l’environnement à l’encontre des agriculteurs. Nous ne sommes pas des « bouseux » que l’on manipule à coups de sanctions » lance Jean-Michel Hamel, secrétaire général de la FDSEA, face aux portes désespérément closes de l’ONEMA, autrement dit l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques. La colère gronde donc dans les campagnes ; pour preuve ils étaient une centaine de producteurs, jeunes ou aînés, soutenir l’action de protestation vendredi dernier à Coutances. « On nous accuse de curer mécaniquement un fossé pour certains, un cours d’eau pour d’eau. Et puis quoi encore ! Comme si on avait pas assez de travail sur les fermes pour sortir bêches ou râteaux de la remise et s’en aller curer les fossés comme au temps des seigneurs ». Concrètement, ce que reproche l’ONEMA aux agriculteurs sanctionnés, c’est l’absence d’autorisations administratives pour le dit entretien. « Il faudrait savoir ce que veulent les Pouvoirs Publics : des cours d’eau entretenus ou soient  laissés à l’abandon avec une conséquence à la clé, de graves inondations » lâche Damien Hardy (JA).


Imbroglio administratif

Pas de dialogue possible avec l’ONEMA dont les dirigeants avaient pris la poudre d’escampette vendredi, en ayant soin d’enlever jusqu’au panneau indiquant leurs bureaux. « Comment voulez-vous qu’on s’explique » s’exclame Jean-Michel Hamel tout en dirigeant la manœuvre des deux tonnes de terre, provenant de curages, si justement rendues à ceux chargés de l’application des directives. « Depuis la loi sur l’eau votée en 2006, trop lourde, trop complexe, on empêche l’entretien que chaque agriculteur concerné effectuait. La FDSEA et les JA demandent des clarifications sur la définition d’un cours d’eau une bonne fois pour toute ». Plus fort encore, le statut du fermage mentionne que les paysans doivent entretenir en bon état les fossés et curer les ruisseaux non classés, chaque fois que le besoin s’en fera sentir. « Un défaut d’entretien peut même être un motif de résiliation de bail, alors pourquoi juxtaposer une demande d’autorisation administrative à ce qui tombe sous le bon sens ? » Problème, la loi, c’est la loi. Ce que les éleveurs appellent « shérifs  de l’environnement » peuvent dresser un PV pouvant aller jusqu’à 75 00 euros, auxquels s’ajoute un an d’emprisonnement .Une fois de plus, les agriculteurs sont donc victimes de l’imbroglio de réglementations et de directives longues comme un jour sans pain. « A la FDSEA et au JA » souligne Jean-Michel Hamel, « notre position est claire. Que l’on redonne officiellement la compétence de curage régulier des cours d’eaux à la profession. A noter que les fossés ne doivent pas être assimilés à des cours d’eau et les activités de curage et reprofilage ne doivent donc pas être soumises à déclaration ou autorisation ». L’idéal serait d’arriver à une charte des bonnes pratiques en la matière, en concertation avec les services de l’État ». Message reçu cinq sur cinq par la sous-préfète de Coutances. Après l’envoi symbolique d’un bureau par chemin de fer en direction des sphères parisiennes de l’environnement, une réunion est d’ores et déjà programmée. « Elle réunira un délégué de l’ONEMA, la FDSEA, les JA avec pour axe central le curage mécanique des cours d’eau ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Au-delà des annonces affichées au sein du pôle innovation, formation, emploi, les jeunes, les demandeurs d'emploi, ou en quête d'une reconversion, pourront rencontrer des responsables de ressources humaines qui recherchent de nouveaux collaborateurs.
Les nouveautés de la foire de Lessay
La foire de Lessay se déroulera bien en présence d'animaux. Un soulagement pour tous éleveurs, exposants et organisateurs qui ont…
"Nous allons augmenter la population caennaise le temps d'une journée", garantit Clément Lebrun, président de de Vachement Caen (3e en partant de la gauche), au côté de Jean-Yves Heurtin (Chambres), Stéphanie Guillou (Mairie de Caen), Aristide Olivier (Mairie), Bruno François (Conseil départemental) et Marc Millet (Région).
Calvados : l'événement du week-end, Vachement Caen
Au coeur de Caen, dimanche 6 septembre 2026, la 5e édition de Vachement Caen fera la part belle à la diversité.
Saganne de l'EARL Allix (Carantilly), s'est imposée dans le final du concours départemental à Lessay, le 12 septembre.
[EN IMAGES] Concours Normandes : Saganna dans les pas d'Hamada
Une nouvelle fois, l'EARL Allix de Carantilly inscrit son nom dans le palmarès du concours départemental de Lessay, le 12…
Les Normandes prennent le frais au peitt matin du premier jour de la foire de Lessay, vendredi 11 septembre 2026.
La foire de Lessay s'ouvre avec des questions politiques
La foire de Lessay a été inaugurée vendredi 11 septembre 2026. La matinée a été l'occasion pour la profession agricole de faire…
Les places à gagner au stade d'Ornano sont pour le match Caen-Bastia, jeudi 27 août à 20h45.
Gagnez vos places pour le prochain match du SM Caen à domicile
Avec l'Agriculteur Normand et Nii imprimerie, partenaire du stade Malherbe Caen, participez au tirage au sort pour assister à un…
Romain Marguerite, Guillaume Prioult, Pascal Desvages, Alain Marie et Guillaume Buquet ont inauguré le bâtiment en septembre.
[EN IMAGES] La Coopérative de Creully inaugure un nouveau bâtiment pour la filière pommes de terre
La Coopérative de Creully a inauguré, mardi 8 septembre 2026, son nouveau bâtiment, exclusivement dédié à la filière pommes…
Publicité