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Salle de traite
Optimiser la circulation des vaches laitières

Le bloc de traite est un poste de travail important et un passage obligé pour les vaches laitières. Sa conception doit favoriser le calme pour optimiser la circulation des animaux et donc l'efficacité de l'équipement.

Il s'agit d'un investissement important qui va figer pour de nombreuses années vos conditions de travail. Une erreur peut engendrer des situations qui, ainsi subies, seront génératrices de perte de temps, de pénibilité, de risques pour la sécurité et la santé des différents opérateurs.

Implantation du bloc traite
L'implantation du bloc traite dans la stabulation doit permettre une circulation des vaches simple et fonctionnelle. Pour limiter les temps de nettoyage, le circuit des vaches doit affecter au minimum la propreté des locaux, il doit également préserver la propreté des mamelles lors des transferts vers la traite ou le couchage.
Le rassemblement des vaches dans l'aire d'attente doit pouvoir se faire à une seule personne et sans bousculade, pour cela il faut prévoir des accès suffisamment larges et des jeux de barrières judicieusement disposés.
En stabulation paillée, la sortie se fera sur une aire bétonnée et non directement sur le couchage paillé, pour éviter la dégradation importante de cette zone, qui peut être source de problèmes sanitaires. En période de pâture, il convient de prévoir un accès au bloc traite directement de l'extérieur pour éviter au maximum la fréquentation de la zone de couchage. Enfin, il faut éviter au maximum de croiser le circuit des animaux avec les zones d'alimentation et avec le circuit d'accès des véhicules, notamment le camion de collecte du lait.

Favoriser la circulation des animaux vers la salle de traite
L'objectif principal est d'obtenir une fluidité maximale dans la circulation des vaches à l'entrée et à la sortie de la salle de traite.
Le trayeur ne doit sortir de la fosse de traite qu'exceptionnellement. Des interventions répétées dans l'aire d'attente peuvent allonger de manière très significative le temps passé à la traite, voire mobiliser une seconde personne pour faire entrer les vaches.
Concernant l'aire d'attente, deux points sont particulièrement importants pour limiter les interventions du trayeur.
• La conception, notamment la liaison entre l'aire d'attente et la salle de traite (photo 1) :
- positionnement dans le prolongement de la salle de traite ;
- entrée directe, sans porte ni mur qui empêche l'animal de voir où il doit aller ;
- absence de marche à l'entrée des quais ;
- sol non-glissant, si possible identique dans l'aire d'attente et sur les quais ;
- guides d'entrée tubulaires positionnés en “entonnoir” ne laissant qu'un intervalle de 0,90 m à l'entrée des quais pour bien canaliser les vaches.

• L'utilisation d'une barrière poussante (photo 2)
Elle permet de rapprocher progressivement les vaches de la salle de traite. L'utilisation de l'électricité dans un dispositif d'avancement est déconseillée car la traite des animaux peut être perturbée par les simples décharges électriques qu'ils reçoivent.
Plus économique, il peut être opportun d’intégrer des barrières tubulaires, rabattues au fur et à mesure de l’avancement de la traite du troupeau. Ce système nécessite que le trayeur intervienne dans le parc d’attente, mais ses déplacements demeureront plus rares. L’utilisation d’un chien bien dressé peut également se révéler être un bon atout pour rapprocher les vaches de la salle de traite.
L’aire d’attente doit être située dans le prolongement de la salle de traite et sans obstacle à la circulation des animaux. L’entrée des vaches est positionnée côté opposé à la salle de traite. Il faut prévoir une surface équivalente à 1,20 m2 par animal présent, la forme rectangulaire du parc d’attente est à privilégier, la pente  doit monter de 5 à 7 % régulièrement vers les quais. Le revêtement de sol doit être non-glissant mais facile à nettoyer : un béton rainuré est une bonne solution s'il est bien réalisé, il existe d'autres solutions plus coûteuses : tapis caoutchouc ou résine antidérapante.
Les vaches étant sensibles
aux phénomènes lumineux, il convient de limiter les contrastes trop importants entre les différentes zones où circulent les vaches à la traite (entre le parc d’attente et la salle de traite notamment).

Une sortie de salle de traite rapide et efficace
La configuration la plus courante est la sortie latérale avec un couloir de retour parallèle à la salle de traite. Il doit être intégré à la salle de traite afin de permettre le nettoyage en même temps que les quais de traite (photo 3). Le couloir de retour latéral doit avoir une largeur comprise entre 0,85 et 0,95 m selon le gabarit des animaux. Il faut éviter les marches, particulièrement aux endroits où les vaches doivent tourner. Le couloir de retour doit être équipé d'un portillon anti-retour à son extrémité pour empêcher les vaches de revenir à contre sens.
De nombreuses salles de traite sont aujourd'hui pourvues d'un accès de plain pied entre la laiterie et la fosse de traite. Cela  nécessite l'utilisation d'un pont levis (photo 4) ou pivotant pour la sortie des vaches ou l'aménagement d'un deuxième couloir de retour intégré à la salle de traite.
Plus propice aux Traite par l’Arrière (TPA), les “sorties rapides” consistent en des lices qui se lèvent (photo 5) ou font une rotation (photo 6) pour libérer le lot de vaches présentes sur un quai : la sortie est frontale (par l’avant) et simultanée pour un lot. Ce système permettrait un gain de temps de 15 % sur la sortie des animaux, comparé à une configuration où les vaches quitteraient le quai en file indienne (sortie latérale). A noter que ce concept nécessite une aire de “dégagement” de surface importante, nécessitant un temps de nettoyage et des volumes d’eau non négligeables. Enfin, la présence d’une porte de tri dans le couloir de retour, commandée de la fosse (photo 7), permet d’isoler à distance (donc sans que l’éleveur n’ait à se déplacer) un animal au retour de la traite. Ce système est plus souvent couplé avec une identification électronique des animaux.

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