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FNPFC
Où doit se décider le prix de la pomme ?

Le prix de la pomme : un dossier syndical mais aussi un dossier d’entreprise et coopératif.

Jean-Luc Duval (administrateur de la FNPFC et en charge de la filière Pommes à AGRIAL) : “parler du prix de la pomme au sein de la FNPFC, ça me paraît évident mais ce n’est pas le seul sujet”. 
Jean-Luc Duval (administrateur de la FNPFC et en charge de la filière Pommes à AGRIAL) : “parler du prix de la pomme au sein de la FNPFC, ça me paraît évident mais ce n’est pas le seul sujet”. 
© TG
La réunion régionale de la FNPFC (Fédération Nationale des Producteurs de Fruits à Cidre) s’est déroulée la semaine dernière à Caen. Très peu de participants mais un débat serein entre syndicalistes pour une explication de texte sur un sujet qui fâche : le prix de la pomme.

Rencontre FNPFC/AGRIAL
Au cours de cette réunion, pour laquelle Pierre-Yves Reboux (président de la FNPFC) s’était excusé, Jean-Luc Duval a abandonné sa casquette de membre du bureau de la FNPFC pour se placer en défenseur d’AGRIAL. Depuis plusieurs semaines en effet et par communiqués interposés, le groupe coopératif était  en ligne de mire du syndicalisme. La FNPFC revendiquant haut et fort une revalorisation du prix de la pomme de 5 e et s’inquiétant même de ne pas pouvoir rencontrer les cidriers (voir notre édition du 3 janvier). Depuis, une délégation de la FNPFC a rencontré Gilbert Herpe (président d’AGRIAL) et son directeur de filière Franck Malinowski. “Un dialogue fructueux où chacun a pu s’exprimer”, selon les participants.
Pour Jean-Luc Duval, qu’une structure syndicale demande une augmentation de prix, rien de plus normal. “Mais la FNPFC ne décidera pas de la politique cidricole d’AGRIAL.”

Quel rôle pour la FNPFC ?
Et l’ancien président de l’UNICID (l’interpro-fession cidricole) de déplorer que dans ce bras de fer, la désinformation ait beaucoup circulé. In fine, les 153 000 T de pommes collectées lors de la dernière campagne devraient être rémunérées à un prix moyen de 142/143 e/t (après agréage). Et à ceux qui font le constat de la bonne santé financière du groupe ccopératif, de l’augmentation des prix agricoles (lait, céréales...), de marchés de niche autour de la pomme très porteurs, Jean-Luc Duval a rappelé tout l’investisse-ment passé et à venir qu’AGRIAL a consacré à la filière. Du rachat de CCLF-CSR très mal en point à celui de la cidrerie Bellot en passant par les gros efforts consentis en R et D (Recherche et Développement). Une politique à long terme qui exige une analyse globale du dossier. “Nous sommes partis dans une dynamique d’augmentation. Certains considèrent que ça ne va pas assez vite mais on avance”, résume le coopérateur/syndicaliste et d’ajouter :  “parler du prix de la pomme au sein de la FNPFC, ça me paraît évident mais ce n’est pas le seul sujet”.

Beaucoup d’os à ronger
Effectivement et outre le prix, le syndicalisme a beaucoup d’autres os à ronger : le plan de restructuration, les ODG, la contractualisation, la révision du cahier des charges en produits AOC... La filière pommes à cidre a donc besoin tout autant de syndicats de producteurs, de syndicats de transformateurs, de syndicats de cidriers que d’une interprofession forte, vrai lieu d’échanges et de dialogue. 
En quelques années, le paysage cidricole français s’est profondément modifié. Et même s’il y a un pépin dans la pomme, il n’est pas anormal qu’il faille juste un peu de temps aux différentes structures pour s’adapter à cette nouvelle donne.          
Th. Guillemot
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