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BPO : Prix de la Dynamique agricole
Palme d'argent pour le gaec Dupard

Les prix de la Dynamique Agricole ont été remis, jeudi dernier, à Chantal Lamy (conchylicultrice) et au gaec Dupard (aviculture), lors d’une cérémonie organisée à Montmartin sur Mer.

Depuis plusieurs années, la Banque Populaire de l’Ouest organise, dans la Manche, un challenge de la Dynamique Agricole. Cette année, une conchylicultrice et un aviculteur ont été récompensés. L’occasion pour Pascal Langlois, directeur de la branche « agricole » d’indiquer, « le choix des lauréat s’est fait au mois de juin, parmi plus de 20 dossiers. L’objectif ? Choisir les agriculteurs qui s’illustrent par leurs parcours personnels en récompensant les efforts entrepris en terme de création ou reprise d’entreprise, d’innovation, de savoir-faire technique, d’initiative collective et enfin d’agriculture durable ».

Le second prix a donc été attribué à Hervé et Michèle Dupard, exploitants à Sept frères, commune située en bordure de Manche. D’ailleurs, le gaec a son compte bancaire dans ce département, ce qui lui a permis de participer au challenge. Installé en 1972, le couple décide l’année suivante de se lancer dans la production d’œufs. Problème, vers la fin des années 1980, c’est la crise. Avec deux autres producteurs, (MM. Robiaille et Maubant), ils décident alors de conditionner et de commercialiser directement leur œufs en créant la sarl « La Perdrière ». « A l’époque, il y avait peu de centrales d’achat, les acheteurs étaient plus accessibles ». Reste qu’avec le phénomène de concentration, la sarl se fédère au réseau national et se rapproche de la sas « 2A », qui rassemble d’autres producteurs ». Depuis, 2A a créé sa propre marque « l’œuf de nos villages » tout en devenant leader sur le marché normand.

Le premier prix a été décerné à Chantal Lamy (SCEA des Pontons) à Sainte-Marie du Mont. « Ma mère ne souhaitait pas que j’intègre l’entreprise ; j’étais au chômage, cela m’agaçait profondément. Le métier me plaisait et me plaît toujours mais il a fallu que je m’accroche ».  Contre vents et marées, Chantal Lamy est montée au créneau en changeant l’orientation de son élevage d’huîtres. « Face à la mévente de ces coquillages en 2004, j’ai décidé de proposer un nouveau conditionnement aux centrales d’achat sous forme de panier ». Aujourd’hui, la moitié de sa production est commercialisée en panier, dont le prix de vente au kilo est en moyenne supérieur au vrac de 1 euro.

Lors de cette matinée, Michel Raimbaud, directeur-adjoint de la DDAF, est intervenu sur l’agriculture de demain. L’occasion de mettre en relief le déclin démographique européen qui pèsera à terme sur la consommation et la production et d’effectuer un tour d’horizon de l’agriculture mondiale.

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