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Papillons de nuit s’étend sur 40 hectares

Le festival Papillons de Nuit, qui se déroule les 22, 23 et 24 mai à Saint-Laurent-de-Cuves (50), s’étend sur 40 hectares. Le président de Roc en Baie, association organisatrice, Patrice Hamelin, chapeaute cet événement depuis 15 ans. Tout au long de l’année, il jongle avec son rôle de président et d’agriculteur.

Patrice Hamelin, agriculteur de profession et président de Roc en Baie, association organisatrice des Papillons de nuit, affiche un sourire serein pour cette 15e édition
Patrice Hamelin, agriculteur de profession et président de Roc en Baie, association organisatrice des Papillons de nuit, affiche un sourire serein pour cette 15e édition
© SB

Comment se présente cette 15e édition ?

Pas mal. On sort d’une très bonne année. Après avoir reçu Stromae, David Guetta, on accueille Yannick Noah, Black M, Shela Sue,… Cette année, nous avons galéré pour finaliser la programmation mais nous avons réussi à proposer un plateau d’artistes intéressant. Nous ne sommes pas passés à côté de la scène française. A la fois, nous avons de belles pépites, des jeunes artistes et des artistes avertis, confirmés.

Que serait Saint-Laurent sans ce festival ?
Saint-Laurent a toujours été une commune dynamique, et notamment en terme agricole. On compte 13 exploitations sur une commune de 1 000 ha, avec un bon vivier de jeunes agriculteurs. Ce qui permet de s’entraider. On est loin de la désertification rurale. Saint-Laurent, c’est aussi beaucoup d’artisans et de belles entreprises. Ce qui permet de maintenir l’habitat, la population et donc le lien social. Saint-Laurent c’est également des animations proposées par le comité des fêtes, les associations de la commune. Et bien sûr, il y a le festival qui est la plus importante manifestation.

Les agriculteurs sont partie prenante dans ce festival ?
Pas moins de 40 ha sont utilisés par le Festival, à commencer par le terrain des festivaliers. Les agriculteurs prêtent leur terrain sans souci. La difficulté est d’allier la mise à disposition aux cultures. Quand il y une perte de rendement, de fourrage, le festival octroie une indemnité.

Le fait d’être un agriculteur est-il un avantage ?
Je le pense parce que je connais bien les agriculteurs de la commune. Et je suis à même de comprendre les soucis, les contraintes qu’une mise à disposition peut engendrer. A la fois je comprends, et à la fois je peux mieux expliquer. Notre objectif étant de rendre le terrain dans l’état que l’on a pris.
Le camping est principalement sur du terrain qui vous appartient. Dans quel étatest-il rendu ?
Effectivement, je mets à disposition une dizaine d’ha pour le camping. A vrai dire, il vaut mieux que ça soit chez moi ! Nous devons continuer à mobiliser, sensibiliser les campeurs pour qu’ils laissent un terrain propre. C’est un terrain d’accueil mis à disposition gratuitement. Pour que cela continue de l’être, c’est aux campeurs de le respecter. Aujourd’hui, on peut dire qu’ils laissent “leur merde” sur place. Ramasser, nettoyer, et trier,  nous permetttrait de mieux valoriser.  Les bénévoles font déjà un travail important. Il ne faut pas les écœurer.

Depuis sa création, quelle est l’évolution du festival ?
Il a indéniablement évolué. En terme de fréquentation, d’accueil,… mais aussi de réglementation. Nous avons un cahier de sécurité qui s’épaissit. Nous ne sommes pas à l’abri de petits pépins. Mais grâce aux compétences des forces de l’ordre, des pompiers, les familles  peuvent venir en toute sécurité au festival.
Vous avez développé les prestationsenvers les partenaires. Pour quelles raisons ?
Nous avons mis en place un village parce qu’il nous semble important de partager avec eux et de leur prouver que le festival est un lieu où on peut accueillir les clients, le personnel dans de bonnes conditions avec des prestations de qualité, le tout dans une ambiance festive. Désormais, il nous faut fidéliser les partenaires. Nous avons besoin d’eux. C’est une belle vitrine.

Vous êtes agriculteur et président du festival. Comment gérez-vous votre métier et cette fonction ?
Il y a des concessions à faire. C’est une évidence. Sur mon exploitation, j’ai un salarié et un apprenti. Mais j’ai le besoin et l’obligation de garder un œil. Il faut gérer aussi avec la vie de famille. C’est parfois compliqué. Mais on arrive à se ressourcer. Au départ, j’étais loin d’imaginer l’ampleur du festival. Si je l’avais su, peut-être que  je ne serai pas parti. Mais c’est une belle expérience.
C’est aussi des responsabilités. Il ne faut pas se tromper en terme de programmation, d’accueil des bénévoles, des festivaliers, des partenaires. Il faut garder une belle ambiance. On n’est pas bénévole par intérêt mais par plaisir.

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