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Hervé Nouvellon et la mobilisation grandes cultures
Paris et pari gagnés

1 500 tracteurs, plus de 10 000 agriculteurs ont convergé à Paris, le 27 avril à l’appel des FRSEA dont celle de Basse-Normandie.

“Le blé à 90 e. L’orge à 80 e. Une perte de compensation qui représente 20 000 e sur mon exploitation (...). Imaginez l’état de nos bilans et de nos trésoreries”.
“Le blé à 90 e. L’orge à 80 e. Une perte de compensation qui représente 20 000 e sur mon exploitation (...). Imaginez l’état de nos bilans et de nos trésoreries”.
© TG

Même s’il avoue une légère déception vis-à-vis d’une mobilisation modeste enregistrée dans le département de l’Orne, Hervé Nouvellon (vice-président de la section végétale de la FDSEA) se satisfait néanmoins de la réussite globale de la manifestation organisée la semaine dernière à Paris par les producteurs de grandes cultures. “Dans le calme et avec des parisiens qui nous ont apporté leur soutien”, souligne-t-il dans un premier temps. Sur un plan plus politique, c’est la branche céréales de la FNSEA (autrement dit ORAMA) qui a gagné son Paris et son pari avec plus de 1 500 tracteurs et 12 000 manifestants issus de 14 bassins de production hexagonaux. Mais pourquoi Hervé Nouvellon a-t-il battu le pavé parisien ? “Le blé à 90 e. L’orge à 80 e. Une perte de compensation qui représente 20 000 e sur mon exploitation (...). Imaginez l’état de nos bilans et de nos trésoreries”. Sans remettre en cause le principe d’un redéploiement des aides “dont rêvait Glavany et que Barnier a fait”, notre 100 % scopeur ornais dénonce la hauteur de la marche, “ la brutalité du rééquilibrage”.  Face à une campagne 2010 qui se présente sous de mauvais augures, les producteurs de grandes cultures attendent des mesures d’urgence. “Dégagement des stocks, mise en place d’un système européen de régulation, allégement des contraintes environnementales (...)”, liste entre autres Hervé Nouvellon. Le tout sans attendre la réunion du comité de suivi “céréales” promise par les pouvoirs publics en décembre prochain. “Il sera trop tard”, pronostique-t-il.

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