Pas une Cuma sans tracteur ? Au cœur des stratégies Cuma
Dans un contexte d'inflation persistante et de pression accrue sur les charges de mécanisation, les Cuma de Normandie ont consacré leur assemblée générale, jeudi 5 février 2026 dans l'Orne, à une question centrale : comment repenser la place du tracteur et optimiser les investissements collectifs ?
Dans un contexte d'inflation persistante et de pression accrue sur les charges de mécanisation, les Cuma de Normandie ont consacré leur assemblée générale, jeudi 5 février 2026 dans l'Orne, à une question centrale : comment repenser la place du tracteur et optimiser les investissements collectifs ?
"Pas une Cuma sans tracteur ? !" : le ton est donné dès 14 heures, au lancement des ateliers de l'assemblée générale des Cuma de Normandie. Derrière l'interrogation volontairement provocatrice, une réalité économique incontournable. Dans un contexte marqué par la hausse du coût du matériel, du GNR, de l'entretien et des frais financiers, la mécanisation représente plus que jamais un levier stratégique pour les exploitations agricoles. Aujourd'hui, la mécanisation pèse lourd dans les comptes. "En moyenne, elle représente près de 30 % des charges d'une exploitation, faisant de la France la championne européenne des charges de mécanisation", indique l'atelier stratégie de mécanisation de la Fédération. Et pourtant, moins de 10 % du parc de matériel agricole est mutualisé. Un paradoxe que les Cuma entendent bien corriger.