Aller au contenu principal

Observer pour mieux pâturer
Pâturage d'automne : faut-il encore épandre de l'azote ?

Après les mauvaises conditions climatiques de cet été et la difficulté de trouver des fourrages à acheter, beaucoup d'élevages manquent de stocks fourragers pour cet hiver.

Si les conditions météorologiques le permettent, l'objectif est de prolonger le plus longtemps possible le pâturage d'automne et éventuellement de faire des récoltes d'herbe fin septembre - début octobre.

Epandre 40 unités d'azote
La fertilisation azotée a une bonne efficacité sur le mois de septembre. C'est dès maintenant qu'il faut mettre environ 40 unités d'azote par hectare sur toutes les prairies de graminées pures. Cet épandage d'azote va activer la croissance de l'herbe pour prolonger le pâturage d'automne. On peut espérer que la séquence de mauvais temps est terminée et que les conditions de pâturage resteront favorables jusqu'à la fin octobre - début novembre.

De bonnes valeurs avec des repousses jeunes
En été (juillet - août), les valeurs énergétiques et azotées de l'herbe sont en baisse par rapport aux valeurs élevées du printemps, puis elles remontent en automne (septembre - octobre).
De juillet à novembre, il est encore possible de bien valoriser l'herbe d'été-automne et d'économiser des fourrages conservés, plus coûteux que l'herbe pâturée. L'apport de PDIN, d'azote fermentescible, ne doit pas être sous estimer.
La mauvaise réputation de l'herbe d'été-automne tient davantage à son ingestion plus faible (fortes pluies, présence de souillures ou de rouille) qu'à sa valeur alimentaire insuffisante. En effet, jusqu'à un âge de repousse de 50-60 jours en été, et plus encore en automne, les associations RGA + TB gardent de bonnes valeurs alimentaires. Ces valeurs se vérifient tant que l'herbe est feuillue et qu'il y a une bonne proportion de trèfle blanc (> 40 %). Par contre, avec des prairies de graminées pures (RGA ou naturelles), le temps de repousse ne doit pas dépasser 35-40 jours si on veut garder une bonne valeur alimentaire (> 0.9 UFL/Kg MS) et une bonne appétence. Avec les croissances d'herbe actuelles de 50 kg MS/ha/jour, il faut donc continuer à respecter des hauteurs d'herbe de 12-13 cm à l'entrée des vaches dans les parcelles.Gérer la distribution de maïs pour optimiser l'ingestion d'herbe
En automne, les vaches ne consomment bien l'herbe que si elles ont faim en arrivant au pâturage. Il faut donc :
- rationner l'ensilage de maïs et limiter les concentrés,
- organiser la distribution du maïs pour optimiser l'ingestion d'herbe :
. Tant que le stock d'herbe est suffisant pour sortir les vaches jour et nuit, rationner le maïs à moins de 6 kg MS et le distribuer de préférence avant la traite du soir (4 kg MS de maïs seront mangées en 1/2 heure)
. Quant l'herbe est moins abondante, garder les vaches à l'étable la nuit et distribuer le maïs après la traite du soir pour disposer d'une longue période de pâturage le jour.
En Angleterre et à l'INRA, les chercheurs pensent que pour faire consommer l'herbe d'été-automne, il faut plutôt essayer de faire pâturer les vaches de jour. Ils ont donc choisi de décaler la traite du soir plus tôt afin de ressortir les vaches assez longtemps avant la tombée de la nuit.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Sébastien Macé, agriculteur dans la vallée de la Sienne
Parole d’installé, 25 ans après : " Le moral n’y est plus "
Installé en 1995, Sébastien Macé, agriculteur à Heugueville-sur-Sienne (50) avait fait l’objet d’une rubrique Parole d’installé…
Gaec de la Fosse Louvière 61
Il suffirait de quelques dizaines de centimes par kg de carcasse
La filière viande bovine est en plein marasme. Témoignage sous la stabulation de Fabienne et Bertrand, à St-Gervais-du-Perron…
Stabulation - Brûler le béton
VIDEO. Ils brûlent le béton pour éviter les glissades
A Hermival-les-Vaux (14), Florian Fernagut fait appel pour la troisième fois à l’entreprise morbihannaise Tounet pour le décapage…
Denise et Georges Angot - Sées (61)
Chez les Angot : « Noël, c’est mon rayon de soleil »
Denise et Georges Angot habitent à Sées (61). À 79 et 84 ans, ils vont fêter Noël avec leurs deux filles et leurs maris. Si les…
De la gendarmerie à la bergerie
De la gendarmerie à la bergerie
Depuis deux ans, Christophe Salmon travaille à la bergerie de la ferme de Grégoire de Mathan, à Longvillers dans le Calvados.…
Boucherie Mesnil de Villers-Bocage (14)
La boucherie Mesnil en plein rush
La découpe bat son plein à la boucherie Mesnil de Villers-Bocage (14), où la période des fêtes a été synonyme de nombreuses…
Publicité