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Pâtur'plan :le logiciel qui donne un coup de pouce

Éleveur à Nonant-le-Pin, Benoit Goupil utilise les informations de Pâtur'plan pour gérer son pâturage. Selon le nombre de vaches, les quantités de fourrages distribués ou les fauches, l'agriculteur anticipe l'herbe disponible dans ses parcelles. La simulation porte sur un mois.

Tous les mois, Guilène Duboc et Benoit Goupil mesurent les hauteurs d'herbe dans les parcelles. Ces informations permettront au logiciel Pâtur'plan de réaliser des simulations.   (DR)
Tous les mois, Guilène Duboc et Benoit Goupil mesurent les hauteurs d'herbe dans les parcelles. Ces informations permettront au logiciel Pâtur'plan de réaliser des simulations. (DR)
© VM

Benoit Goupil est convaincu par l'herbe, ce fourrage "made in Normandie". Mais, il ne cache pas inquiétude dans sa réflexion quotidienne. "C'est un peu stressant. On hésite souvent à débrayer une parcelle, on a souvent peur de manquer. Avant, je gérais l'herbe à la surface. Désormais, je connais mes stocks"explique cet éleveur bio. Avec 100 hectares d'herbe, son système dépend d'une bonne gestion des pâtures. Pour se rassurer, l'agriculteur s'appuie donc sur le logiciel Pâtur'plan et sa technicienne d'Orne Conseil Elevage. À chaque rencontre, Benoit Goupil juge plusieurs scénarios sur un mois.
Le logiciel a été développé par l'INRA, en partenariat avec Orne Conseil Elevage. La finalité : gérer un stock . Le logiciel estime les flux entre pousse et ingestion par les animaux.  Guilène Duboc, la conseillère de Benoit Goupil l'utilise à chacun de ses passages sur la ferme. Avant d'allumer son ordinateur, elle commence par mesurer les hauteurs. Ces informations seront renseignées dans Pâtur'plan. "J'y enregistre le type d'animaux ainsi que leur nombre, les hauteurs d'herbe, les fourrages et concentrés apportés à l'auge, les conditions climatiques, les densités (en kg MS/ cm /ha) et croissance de la région, le parcellaire de l'éleveur, le type de prairies (naturelle ou permanente), les surfaces, le potentiel agronomique, la hauteur d'entrée «objectif» de l'éleveur et la sévérité du pâturage", détaille Guilène Duboc.  

42 jours de simulation
Le logiciel permet un maximum de 42 jours de simulation et 28 changements de parcelle. Virtuellement, l'éleveur modifie l'ordre de ses paddocks ou donne davantage de fourrage à l'auge. Grâce à deux clics, il observe, par exemple, les conséquences d'une fauche. "Je prends toujours la décision finale. Seul, il n'est pas facile d'avoir une vision à trois semaines. Je confronte mes idées au logiciel", explique Benoit Goupil. Parfois, l'agriculteur dépasse son projet initial. "Instinctivement, l'éleveur prévoyait de débrayer une parcelle. Le logiciel a montré que deux parcelles pouvaient être fauchées", complète Guilène Duboc.

Une courbe de cohérence
L'outil synthétise toutes les données collectées dans un tableau de bord. Plusieurs graphiques y apparaissent. L'un d'eux donne les hauteurs d'herbe en entrée et en sortie  de paddocks. L'occasion de vérifier les objectifs de valorisation de l'herbe et d'éviter une rotation trop rapide ou trop lente. En outre, une courbe de cohérence sert de repère sur une entrée trop tardive ou trop précoce sur une parcelle.

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