Aller au contenu principal

Regard sur l'Afrique
“Pauvres mais solidaires”

Trois mois au Bénin lui ont donné envie de repartir avant de s’installer sur une ferme.

Sébastien Mary, “je repars pour trois mois en Grèce découvrir l'huile d'olive biologique”.
Sébastien Mary, “je repars pour trois mois en Grèce découvrir l'huile d'olive biologique”.
© E.C.
Le Bénin ? Un pays au sous-sol pauvre, qui vit essentiellement de son port (Cotonou) et de son agriculture. Ce pays est égalemment un pays producteur de Coton, activité ayant connu de très grosses difficultés ces dernières années mais qui vient d’être remis sur les rails par le nouveau gouvernement. Ce pays, Sébastien Mary, futur installé, habitant Les Biards (sud-Manche) vient d’y passer trois mois. Comment êtes-vous parti en Afrique ? “Dans le cadre de ma future installation, je suis parti grâce au partenariat de l’Adasea avec le réseau Sesame (services d’échanges dans le monde au niveau agricole), en bénéficiant d’une aide du Conseil Général de 1200 euros. Le Bénin ? Je suis tombé, lors de mes recherches, sur une demande du ministère de l’agriculture pour effectuer une étude sur la sociologie des agriculteurs locaux (transmission du savoir-faire”. Quel agriculture trouve t-on au Bénin ? “Tout d’abord, c’est un pays qui vit essentiellement de l’agriculture vivrière mais aussi d’élevage : lapins, boeufs, chèvres, cochons poules ou encore ragondins (exportations sur le Ghana voisin). Le coton ? Ils recommencent à en faire”. Ce qui vous a frappé ? “Une grosse différence entre les villes et la campagne. A Cotonou, par exemple, il existe un “vernis” d’occidentalisation : téléphone portable, véhicules, individualisme, etc... A la campagne, les habitants sont très solidaires même s’ils sont très pauvres. Ils attendent le développement économique promis par leur nouveau gouvernement. Celui-ci les oblige à faire sept cultures différentes pour pallier aux aléas climatiques et aux problèmes de débouchés. Les agriculteurs se regroupent donc pour arriver à ce système. Un nouveau stage en vue ? “Je repars la semaine prochaine en Grèce, toujours pour trois mois, chez un producteur d’huile d’oliver biologique dans le Péloponèse. Ensuite, avec un associé, je pense m’installer, peut-être dans la Sarthe, dans une optique de ferme pédagogique”.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Fossé traité : l’agriculteur ne nie pas mais regrette la procédure
Début juin, un agriculteur reçoit un appel de l’Office français de la biodiversité du Calvados pour avoir traité un fossé. Lundi…
Une éleveuse ornaise sur les marches du festival de Cannes
Jeudi 15 juillet, Anne-Cécile Suzanne, agricultrice à Mauves-sur-Huisne (61), a monté les marches du Palais des festivals à…
Pour la Préfète de l’Orne, Françoise Tahéri, Maxime Le Jeanne décrit l’équipement de l’unité de méthanisation installée en 2011 au Gaec des Fossés à Moussonvilliers dans le Perche et agrandie en 2016.
La préfète appréhende le cycle complet de la méthanisation
Sur l’invitation de la FDSEA et de JA, Françoise Tahéri, préfète de l’Orne, s’est rendue mardi 6 juillet 2021, dans l’élevage de…
Les rendements en orges sont au rendez-vous de la moisson
En date de lundi 19 juillet 2021, les organismes de collecte saluent une belle avancée dans les orges et attendent les premières…
Moisson 2021
La météo pluvieuse contrarie la collecte
Lundi 26 juillet, la collecte des orges se termine mais la pluie a stoppé l’avancement des récoltes.
Catherine Pilet-Fontaine, exploitante à Ranville, Daniel Savary, salarié et Geoffroy de Lesquen, agriculteur et vice-président de la fédération des chasseurs du Calvados.
La faune sauvage préservée grâce à la barre d’effarouchement
A Ranville, Catherine Pilet-Fontaine vient de recevoir une barre d’effarouchement, financée par la fédération des chasseurs du…
Publicité