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Pédagogie et bien-être priment au lycée Giel

Les installations laitières du lycée Giel Don Bosco n’étaient plus en adéquation avec la taille de l’élevage. Les travaux de la nouvelle stabulation ont commencé il y a environ un an. Le bâtiment a été livré clef en main. Hommes et animaux se rodent aux nouveaux équipements depuis janvier. Le confort est là.

© JP

llll Au lycée Giel Don Bosco, un bâtiment est sorti de terre en un an. Il accueille les vaches laitières et la salle de traite. « À la fin des quotas, nous avons choisi d’agrandir la taille du troupeau. Nous sommes passés de 400 000 litres à un potentiel de 650 000 litres de droits à produire », introduit Bernard Jain, responsable de l’exploitation depuis vingt-cinq ans. L’augmentation du troupeau se passe de manière « douce, afin de respecter son équilibre sanitaire ». Mais les installations deviennent vétustes. Des travaux s’imposent sur l’outil pédagogique.
L’établissement privé écarte l’idée d’une rénovation et opte pour une construction neuve. « Nous avons la main sur nos objectifs. Nous utilisons nos fonds propres et prenons nos décisions d’une manière collégiale entre les enseignants, le conseil d’administration, la direction et le personnel de l’exploitation », détaille Bernard Jain. Les travaux sont actés en 2016 et ont démarré il y a un an. Budget : 1 million d’euros pour la partie agricole.
Bernard Jain et ses collègues, Jean-Pierre Mauquet et Matthieu Blin, ont participé aux réunions de chantier hebdomadaires. Un architecte et la Chambre d’agriculture ont géré les travaux, réalisés par des entreprises locales. « Nous avons avancé dans un réel esprit d’équipe. Les élèves se sont intéressés aux travaux : les jeunes étaient postés sur le bord de la cour pour observer le matériel. Ceux qui suivent la formation assistant d’architecte, bois et ébénisterie, par exemple, ont visité le chantier de construction de la charpente avec leurs enseignants. » 

Des animaux heureux
Le choix de la stabulation s’oriente vers une aire paillée de 100 places. « Nous insistons sur le bien-être animal. Nous faisons partie de la filière AOP camembert de Normandie. Les laitières doivent avoir accès à la pâture. » Ce dernier critère a déterminé le choix de l’implantation de la structure, d’où les bêtes accèdent plus facilement aux prés. La ventilation et la luminosité sont étudiées pour apporter du confort aux animaux : « des filets, de part et d’autre du bâtiment, dans la longueur, laissent passer la lumière naturelle sans créer de courant d’air ». D’un côté de l’aire paillée de 700 m2, une aire d’exercice, où les vaches patientent le temps de curer : « nous avons mis trente minutes pour la première fois ». Le lycée compte sur un partenariat avec un céréalier pour échanger paille et fumier. « Les déjections sont stockées dans une fumière ouverte, installée au bout de la stabulation. »

Trois idées pour traire
Pour déterminer le système de traite, Bernard Jain et les deux employés de l’exploitation ont visité des élevages équipés de robot, roto ou salle de traite. L’option robot est écartée car certains salariés habitent à une trentaine de kilomètres du site. « Le roto nous a donné le tournis. L’atelier traite reste pédagogique, les élèves qui traient changent régulièrement. » Le choix s’arrête sur une 2 x 20, simple équipement. « Nous trayons en une heure et trente minutes, mais nous sommes encore en période de rodage. En revanche, nous gagnons quarante-cinq minutes par rapport à l’ancienne installation (2 x 5), qui d’ailleurs est en vente. » La salle de traite est équipée d’un prérefroidisseur à lait, qui permet une économie d’énergie. « L’eau utilisée est ensuite consommée par les animaux. »

Le public est le bienvenu
Le lycée mise, via le bâtiment, sur la communication auprès du grand public. « Nous avons créé une plateforme accessible aux visiteurs, au-dessus de la salle de traite. » Les personnes pourront y accéder par un chemin bétonné et propre, pour observer les animaux sans danger et sans déranger le travail des techniciens. « Nous passons dans la catégorie ERP : établissement recevant du public. Nous avons donc aménagé des toilettes séparées, des douches. Les mêmes installations sont prévues pour les élèves. Une salle de réunion pour les techniciens d’élevage est aussi en cours de finition. Le tout pour un budget de 300 000 €. » Une belle avancée pour l’établissement qui fêtera ses 150 ans en septembre.

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