Aller au contenu principal

CUMA
Penser les haies comme une valeur ajoutée

La fédération des CUMA a organisé une démonstration de broyage de haie avec une déchiqueteuse à grappin, à Estry. Objectif : structurer à terme une filière bois agricole.

Les copeaux récoltés seront stockés six mois sur une plate forme. 
Ils seront ensuite utilisés dans des chaudières à bois complètement autonomes. Ces dernières sont alimentées par un silo situé à proximité 
via une vis sans fin.
Les copeaux récoltés seront stockés six mois sur une plate forme.
Ils seront ensuite utilisés dans des chaudières à bois complètement autonomes. Ces dernières sont alimentées par un silo situé à proximité
via une vis sans fin.
© V.M
Environ 100 à 120 kilomètres de haies sont plantés chaque année dans le Calvados. Depuis 25 ans, cet effort représente plus de 1 500 kilomètres. "Valoriser le bois semble donc la suite logique de cette démarche" explique James Louvet, le président de la fédération des CUMA. Les Ornais ont déjà pris un peu d'avance. C'est donc la machine de la CUMA innovation de l'Orne que les agriculteurs du canton de Vassy ont découvert, mardi 11 avril. "Ce département a débuté avec une déchiqueteuse à insertion manuelle. Au fil des ans, les gens se fatiguent. L'automatisation est nécessaire" précise le président de la fédération des CUMA. Dans le département voisin, la déchiqueteuse à grappin fonctionne depuis deux ans. La machine accepte des bois d'un diamètre de 45 centimètres. Actuellement, le champ de travail de cette déchiqueteuse déborde sur le Calvados. "Mais, cela ne durera pas. Le nombre d'achats de chaudière au bois s'accroît dans ce département" précise James Louvet. En replantant des haies, les agriculteurs ont joué un rôle non négligeable dans le paysage. "On sait aujourd'hui l'importance des haies pour abriter nos bêtes. Elles ont également un rôle à jouer comme énergie" explique Patrice Lepainteur, président de la commission agricole du canton de Vassy et de la commission d'initiative rurale.Vers une filière bois des agriculteurs Longtemps, nous avons pensé qu'on donnerait le bois. Aujourd'hui, nous avons les moyens de livrer un produit standardisé et homogène" ajoute James Louvet. Depuis la tempête, le bois a repris de la valeur. La hausse du pétrole conditionne également l'intérêt des agriculteurs pour la filière bois. Le litre de fioul coûte désormais 60 à 65 centimes d'euros. "L'équivalent en copeaux de bois revient à moitié moins cher. Dans mon calcul, je tiens compte de la main d'œuvre, de l'amortissement du matériel et de la valeur de base du bois" affirme Patrice Lepainteur. Cette journée répond ainsi à deux objectifs : faire prendre conscience qu'il existe des façons efficaces de travailler le bois et trouver une porte de sortie pour la vente du bois déchiqueté. "Les demandes se multiplient. Nous avons donc un rôle à jouer aux côtés des scieries. Nous constatons, au quotidien, le développements des chaudières". A commencer par le canton de Vassy. Une école et une médiathèque seront prochainement chauffés au bois. "Les projets sont lancés. A nous de nous structurer et de fixer les tarifs du mètre cube de matière sèche" indique Patrice Lepainteur. Vers une coopérative d'intérêts collectifs A l'image des Ornais, sur le canton de Vassy, les agriculteurs s'orientent vers la création d'une société coopérative d'intérêts collectifs. Cette structure regrouperait agriculteurs, collectivités locales et aussi particuliers. "Cette initiative doit permettre de dynamiser l'économie locale. Une filière bois par les agriculteurs représente des emplois. Par exemple, c'est un chauffeur pour conduire la déchiqueteuse à grappin. Pourquoi aller chercher du pétrole, lorsque nous disposons d'une énergie durable, respectueuse de l'environnement et surtout rentable ?" s'interroge Patrice Lepainteur. Bonne question. Aux politiques d'y répondre. V.MotinLes avantages d’une déchiqueteuse à grappin Besoin de deux personnes dont un opérateur (contre 3 à 5 pour une insertion manuelle). Un débit de chantier de 20 à 25 m3 (contre 5 à 10 m3). Diamètre des branches : 45 cm (contre 25 cm).
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Contrairement à la FCO, il n'existe pas encore de vaccin contre le Shamonda Europe.
Le nouveau virus détecté sur des bovins dans la Manche et le Calvados
Un premier foyer de Shamonda Europe a été constaté dans un élevage du centre de la Manche, sur trois vaches. Cette nouvelle…
Les bouteilles du Pastis du verger s'alignent dans la boutique de la micro-distillerie, près de Caen. On y trouve aussi gin, vodka, cold brew, limoncello.
Le meilleur pastis du monde pris dans un embouteillage
La micro-distillerie C'est Nous trace son bonhomme de chemin depuis dix ans. Pour franchir la marche suivante, la Région…
Cette année, les Jeunes Agriculteurs de Messei accueillent la Fête de la terre, le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers.
Le programme de la Fête de la terre près de Flers
La 48e Fête de la terre se tiendra le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers. À cette…
Au concours d'arrondissement d'Avranches le 8 juillet, Nicolas Avenel remporte le championnat mâle et femelle ainsi que le prix d'ensemble. Il est suivi de près par Olivier Lejamtel de Le Mesnil-Ozenne. Les deux hommes ont la même passion. D'ailleurs, le bélier présenté l'année dernière au Salon de l'agriculture à Paris par Nicolas Avenel est devenu champion. Il provenait de l'élevage de son collègue.
200 animaux attendus pour fêter les 200 ans du Comice agricole de Brécey - Saint-Pois
L'année 2025 aurait dû marquer les 100 ans de la race Cotentine au comice agricole de Brécey-Saint-Pois. Ce sera le cas en 2026…
"Nous allons augmenter la population caennaise le temps d'une journée", garantit Clément Lebrun, président de de Vachement Caen (3e en partant de la gauche), au côté de Jean-Yves Heurtin (Chambres), Stéphanie Guillou (Mairie de Caen), Aristide Olivier (Mairie), Bruno François (Conseil départemental) et Marc Millet (Région).
Calvados : l'événement du week-end, Vachement Caen
Au coeur de Caen, dimanche 6 septembre 2026, la 5e édition de Vachement Caen fera la part belle à la diversité.
Nicolas Thomine est l'un des formateurs des futurs salariés du site.
L'abattoir Socopa Coutances recherche des bras
Socopa Coutances organise une opération de recrutement samedi 5 septembre dans ses locaux pour répondre à de nombreux…
Publicité