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Lettre ouverte
Personne ne pourra nous empêcher de défendre notre revenu !

Condamnée pour avoir défendu le revenu des éleveurs, la FNSEA n'est pas pour autant abattue. Elle réagit dans une lettre ouverte.

"La FNSEA, les JA, la FNB et la FNPLait viennent d'être condamnés pour avoir défendu le revenu des producteurs en pleine crise de l'ESB. C'est un comble !
"La FNSEA, les JA, la FNB et la FNPLait viennent d'être condamnés pour avoir défendu le revenu des producteurs en pleine crise de l'ESB. C'est un comble !
© TG
"La FNSEA, les JA, la FNB et la FNPLait viennent d'être condamnés pour avoir défendu le revenu des producteurs en pleine crise de l'ESB. C'est un comble ! Les agriculteurs sont exposés aux aléas de toutes sortes et il faudrait subir sans rien dire ? Les effets désastreux des sécheresses successives, des baisses de prix à la production et de la hausse des charges anéantissent notre revenu et il faudrait laisser au bord du chemin les plus fragiles ? Non ! Si le revenu est aussi symbolique, c'est qu'il est révélateur du prix de notre métier. En effet, c'est dans le prix de vente de nos produits que doit résider l'essentiel de notre revenu. Nos entreprises, faut-il le rappeler, sont confrontées directement au marché. Si nous voulons rester compétitifs, il est indispensable d'avoir la capacité de faire face aux risques. Ainsi, la FNSEA et les JA se battent, régulièrement, pour que les conséquences économiques des crises sanitaires, climatiques ou de marché, subies par les seuls agriculteurs, soient mieux prises en compte. Les agriculteurs sont exposés à tous ces aléas comme aucun autre secteur économique. C'est pourquoi les pouvoirs publics doivent prévoir de soutenir, en cas de crise, des entreprises qui seraient balayées même si elles sont rentables. Les agriculteurs ne sont responsables ni des baisses de consommation, due à la seule menace d'une maladie animale, ni de la météo, qui détruit en un jour leur outil de travail, ni des importations de produits à bas prix, bénéficiant de dumping social. Le prix de vente de nos produits dépend également directement de nos acheteurs. La grande distribution n'hésite pas à décider de nos prix, en dehors de tout respect de la concurrence. La FNSEA et les JA n'ont eu de cesse de dénoncer les pratiques de racket de la grande distribution. Nos efforts ont payé ! En effet, les tribunaux prononcent désormais des sanctions à la hauteur des montants extorqués. Ce succès, nous nous l'approprions avec fierté ! Seuls la FNSEA et les JA ont su mettre en place une mobilisation permanente qui a ébranlé l'opinion publique et forcé les pouvoirs publics à appliquer les lois. Parallèlement et pour maintenir nos prix, nous devons nous organiser en nous regroupant. Nous pouvons nous appuyer sur des interprofessions, dont les pouvoirs ont été renforcés dans la dernière loi d'orientation agricole. Dans ce cadre, peuvent être élaborés des contrats qui intègrent, notamment, les modalités de fixation des prix, ce qui contribuera à sécuriser nos débouchés. Les agriculteurs assurent l'autosuffisance alimentaire de notre pays. Ils contribuent également à réduire la dépendance énergétique pétrolière –avec les biocarburants- et le déficit commercial de la France –par ses exportations. Notre agriculture génère des centaines de milliers d'emplois dans l'agroalimentaire et les services : tout prouve ainsi que les agriculteurs sont au cœur du développement durable de la France. Cela a évidemment un prix et ne peut être considéré comme un dû ! Le maintien d'exploitations agricoles en accord avec l'environnement, viables économiquement, innovantes et créatrices d'emplois n'est possible qu'avec la prise en compte du vrai prix de nos produits. Telle est la vision de la politique agricole que nous défendons. Et personne ne pourra nous empêcher de défendre notre revenu !"
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