Aller au contenu principal

Plan d’urbanisme : des réunions pour s’informer et contester

La Communauté Urbaine d’Alençon élabore son plan local d’urbanisme intercommunal. Conséquence : un diagnostic environnemental du territoire. Cette tâche s’étend sur 36 communes et 374 km2. La profession agricole conteste certaines conclusions

© VM

La communauté urbaine d’Alençon organise 4 ateliers territoriaux, les 19 et 28 mai. Ces réunions ne semblent pas inutiles, tant le diagnostic environnemental du territoire interpelle le monde agricole. Installé au Menil-Erreux, Guillaume Larchevêque est directement concerné par le futur Plan d’Urbanisme intercommunal. En pleine campagne, le président des Jeunes Agriculteurs de l’Orne ne semble pas impacté par l’urbanisation. Dans la logique d’éviter le mitage du foncier, des lotissements ont peu de chance d’y pousser. Ses terres ne devraient pas être classées constructibles. Pourtant, le diagnostic territorial couvre les 374 km2 de la communauté urbaine. Toutes les zones humides et les haies sont référencées. Pour réaliser ce travail, la CUA a mandaté un cabinet privé. “On ne s’occupe pas de savoir si c’est constructible. Si un lotissement était prévu, je comprendrais qu’on recense les haies et les zones humides, car les collectivités doivent les compenser. Et que mes haies soient protégées en bord de route, je peux comprendre. En revanche, j’en ai une en milieu de parcelle, là c’est beaucoup plus gênant. Même si un agriculteur a choisi de replanter, il fige ses parcelles”, explique Guillaume Larchevêque.

Une terre drainée en zone humide ?
Les zones humides sont aussi recensées par le cabinet d’étude. Des carottages ont, par exemple, été réalisés chez Guillaume Larchevêque. Les conséquences ne sont pas encore connues. “Quelle réglementation subirons-nous ensuite ?”, s’interroge le président des Jeunes Agriculteurs. Paradoxe, l’une de ses parcelles drainées pourrait être répertoriée en zone humide. “Si c’est le cas, on ne pourra pas reprocher aux drains d’assécher le sol ! Cette parcelle est drainée depuis le début des années 80”, s’amuse Guillaume Larchevêque.

Une méthode contestée
Le cabinet d’étude se déplace “sporadiquement” sur le terrain.  Cependant face à l’étendue du travail, les classements se basent notamment sur les cartes de la DREAL. “Je regrette la méthode. Mais le cabinet d’étude indique qu’il répond au cahier des charges de la communauté urbaine. Il existe donc de nombreuses imprécisions. Les agriculteurs doivent donc se rendre aux réunions d’information et signaler les problèmes. Il faut s’assurer que les haies classées sont toujours existantes ou que certaines zones sont effectivement humides. Le plan local d’urbanisme n’est pas validé. Un coup de crayon est encore possible”.
Quatre réunions sont programmées. Attention, les exploitants, dont le siège d’exploitation n’est pas situé dans le territoire de la communauté urbaine, n’ont pas reçu d’invitation.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité