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Débat sur le budget au Conseil Général
PME/PMI compensent la nucléaire

Alors que les débats sur le budget débutent, Jean-François Le Grand défend son bilan bec et ongles.

JF Le Grand, "notre projet de budget est sain".
JF Le Grand, "notre projet de budget est sain".
© E.C.
“Je suis élu jusqu’en 2008, je n’ai pas à envisager de m’arrêter, ce n’est pas à l’ordre du jour”. A la question d’un départ éventuel de la présidence du Conseil Général, Jean-François Le Grand assène la phrase comme un marteau sur une enclume. Celui qui fut le jeune lion du département, l’homme de la rupture avec le système “Jozeau-Marigné”, n’entend pas se laisser marcher sur les pieds.

Non à Gatignol

De là à dire que tous les conseillers généraux marchent à la baguette du “patron”, il n’y a qu’un pas... qui est loin d’être franchi. A commencer par l’UDF; la rupture avec Olivier Beck (Montmartin sur Mer) n’est un secret pour personne, celle avec Claude Gatignol, plus récente, est aussi plus profonde. “Je ne conçois pas que l’on puisse être un représentant du peuple et que l’on reçoive de l’argent pour son profit personnel. En un mot, je ne soutiendrais pas l’actuel député de Valognes”. J.F. Le Grand va encore plus loin dans la rancune, “j’espère que les deux autres personnes en lice sur cette circonscription (ndlr : Marc Lefèvre et Patrice Pillet), qui respectent les valeurs de la République, s’arrangeront pour qu’il n’y ait qu’une candidature”. Sur un autre postulant à l’Assemblée Nationale, pour la circonscription de l’Avranchin et du Mortainais, en l’occurrence Philippe Bas, actuel Ministre délégué à la Sécurité Sociale, notre homme se montre peu prolixe, “il a l’investiture de l’UMP”.

“Le budget tient la route”

La session pleinière, ouverte vendredi dernier, se positionne sur le budget. Coupant court aux rumeurs distillées, à droite ou à gauche sur le terrain, J.F. Le Grand martèle, une fois de plus, “il n’y a aucun déficit au Conseil Général ! Le projet s’établit à 480/490 millions d’euros, si l’on était réellement en déficit, il serait inférieur”. Et d’embrayer sur son “dada”, les investissements, qu’il manipule avec dextérité. “Nous avons mis en place Manche Numérique, de nouvelles routes, des zones industrielles par le biais de syndicats mixtes. Nous avons fait des investissements payants pour tous les Manchois. Nous sortons de ce pic”. Restent que les recettes départementales, elles, diminuent, à commencer par la manne nucléaire. “C’est vrai, mais notre vraie richesse est ailleurs, ce sont les PME et PMI qui progressent en financement de 7 à 8 points”. La question, cette fois sur le budget de fonctionnement interne du Conseil Général, n’ébranle pas l’homme qui a quasiment tous pouvoirs en la matière. “Ce budget ne va croître que de 0,8% en valeur réelle. Avec les compétences qui nous sont nouvellement transférées, on pourrait tabler sur 6,8%... mais nous avons obtenu les recettes qui vont avec ces nouvelles charges, donc pas de problème”. Quant à une hausse du taux d’imposition pour les Manchois, “on ne le saura que fin mars (ndlr : fin de la session pleinière). Cette hausse devrait s’établir entre... 0 et 2 points. Concrètement, on affinera le budget en choisissant les modalités financières”.

Élections chambre d’agriculture

L’avenir, le président Le Grand semble le voir en rose. “Mes priorités ? Emploi, formation, cadre de vie. Depuis neuf ans, c’est le tryptique que je défends. Les gros investissements vont concerner le port de Cherbourg, l’amélioration des routes départementales, la RN 176 et l’axe Avranches/ Coutances”. Dernier chiffre tiré du chapeau magique du président, celui de l’emploi, “nous n’avons que 7,7% de chômage dans la Manche, contre 8,3% (région) et 8,7% (national)”. Autre point, indispensable par les temps qui courent, les élections Chambre d’Agriculture. Jean-François Le Grand, recourt à toute la prudence normande en la matière, pesant soigneusement chaque mot. “La Chambre d’Agriculture est un organisme consulaire, partenaire du Conseil Général. Aujourd’hui, son action ne peut se faire, comme la nôtre, que dans le cadre des dispositions de Bruxelles. Nous avons un grand nombre d’actions à mener ensemble. Je n’ai aucun commentaire sur les trois listes en présence. Le Conseil Général observe les élections et ne peut prendre part aux débats”.
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