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Pneumatique : moins de pression, les pneus voient grand

Le choix des pneumatiques est devenu une affaire de spécialiste. L'entreprise Laguerre pneus dispose de techniciens dédiés aux problématiques agricoles.Exemple avec un Massey-Fergusson dont la nouvelle monte devrait permettre de mieux valoriser les 300 chevaux du moteur.

© VM

"Un client voulait changer sa monte de pneumatique. En effet, les missions du tracteur de l'exploitation ont changé", explique Alexandre Pépin, technicien agricole Laguerre Pneus. Le tracteur, un Massey-Fergusson, de 300 ch. L'engin troque ses 650/85/38 et ses 600/70/30 pour  des 710/75/42 et 650/60/34. La hauteur des pneus arrière passe donc de 2,05 m à 2,15 m. "Le tracteur disposait déjà de beaux pneumatiques. Mais, ils ne valorisaient pas assez un tracteur de 300 chevaux".

Adapter les pneus à l'utilisation du tracteur
Le tracteur était principalement utilisé pour du semis de blé ou de colza. Désormais, il se concentrera sur le labour ou le déchaumage. La traction sera privilégiée et justifie le changement de pneumatique. La taille du pneu joue un rôle non négligeable. "Il va faire levier. Avec une taille supérieure, davantage de crampons accrocheront le sol. L'adhérence en sera améliorée. C'est justement l'effet recherché pour des travaux de labour et de déchaumage. Pour éviter un lissage de fond de raie, il faut vraiment limiter le patinage", insiste Alexandre Pépin. Le raisonnement s'avère également économique. "Entre un tracteur qui patine à 3 ou 18 %, l'agriculteur n'aura pas du tout les mêmes chiffres de consommation".

Pression et technologie IF
La performance d'un pneu dépend notamment de sa pression. Quand la hauteur des pneumatiques augmente, la largeur  suit souvent cette tendance. "Cela permet d'avoir un gros volume d'air qui porte le tonnage. Plus il y a d'air dans les pneus, plus on peut descendre en pression. Et cette dernière est très importante pour préserver les cultures".
L'agriculteur fera également un peu de route. La maison Laguerre a ainsi choisi en conséquence. Alexandre Pépin a opté pour la technologie dite IF ou VF (improved flexion et very improved flexion). Avec les pneus d'ancienne génération, la pression est adaptée à la charge et à la vitesse qui lui sont appliquées. "C'est une vraie évolution qui existe depuis 4 ou 5 ans. Ces pneus particulièrement souples sont gonflés uniquement par rapport à la charge".

"Le télégonflage onéreux"
Autre solution : les systèmes de télégonflage pour adapter la pression aux usages de l'agriculteur. Ils sont aujourd'hui peu développés. "On baisse ainsi la pression au champ et on l'augmente sur la route. C'est l'idéal techniquement, mais c'est onéreux. Avec l'IF, les manufacturiers ont favorisé la polyvalence". Le Massey Fergusson de 300 chevaux sera ainsi gonflé à 1 bar.

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