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Porte ouverte le 24 juin : stimuler la fertilité de son sol en bio

L’équipe Reine Mathilde vous convie à leur nouvelle porte ouverte le 24 juin prochain, avec pour fil rouge la fertilité des sols en AB.

VERS DE TERRE
Le saviez-vous ? Un ver de terre blessé ou coupé en 2 meurt…
© DR

Comment préserver et stimuler la fertilité de ses sols sans apports externes ? Quels effets du Sans Labour pratiqué en AB ? La prairie est souvent présente dans les rotations AB, comment la détruire sans charrue ? Les vers de terre sont de bons indicateurs de la vie du sol et sont générateurs d’effets positifs, comment favoriser leur activité ?
Bien ancré en Normandie, Reine Mathilde est un programme multi partenarial qui œuvre pour le développement de la filière lait biologique. Depuis maintenant 10 ans, des journées portes ouvertes sont proposées pour diffuser et partager des références et des innovations. La nouvelle porte ouverte, initialement proposée en avril 2021, aura lieu le 24 juin. Elle s’adresse à tous les agriculteurs, en AB ou en conventionnel, aux techniciens et aux enseignants.

Une conférence sur la fertilité des sols avec Joseph Pousset

Céréalier dans l’Orne, Joseph Pousset pratique depuis 40 ans l’agriculture naturelle en utilisant son exploitation comme «station d’expérimentation». Cette dernière est particulière pour plusieurs raisons : elle couvre à peine 25 hectares, ce qui est petit pour une ferme céréalière. Ensuite, elle n’est pas sur des terrains « à céréales », mais sur de petits limons argileux, plutôt médiocres, avec des mouillères et des cailloux... Joseph explique : « L’avantage, pour le vulgarisateur que je suis, est que les résultats de mes expérimentations ne peuvent pas être mis sur le compte d’une bonne qualité de terre. Si j’ai pu me permettre cela, c’est grâce à ce travail de recherche et de vulgarisation qui assure une partie croissante de mes revenus. »
Pour notre conférencier, il est probablement possible de pratiquer une agriculture naturelle, sans intrants, de manière quasi-indéfinie. En effet, il n’apporte aucun élément extérieur sur son exploitation depuis les années 90 : ni fumier, ni engrais, ni même aucun des apports tolérés par le cahier des charges bio.
Il témoigne : « J’obtiens une production modeste, mais convenable. Pour qu’une ferme puisse vivre ainsi en autarcie complète, sans apports extérieurs, il est nécessaire d’actionner les mécanismes de la fertilité ». Ces mécanismes nous seront dévoilés lors de la conférence de Joseph Pousset, complétés avec sa vision des atouts et des contraintes du Sans Labour en bio.

Les vers de terre, des travailleurs de l’ombre

Un atelier sera spécifiquement dédié aux vers de terre sera aussi proposé aux participants. Véritables ingénieurs du sol, mes vers de terre ne se contentent pas seulement de le structurer, ils interviennent dans de nombreuses fonctions en rapport avec le recyclage des matières organiques et l’alimentation des végétaux. Facilement observables et très sensibles aux pratiques agricoles, les vers de terre, qui peuvent représenter plus de 2 tonnes par ha - soit autant ou plus que le chargement animal en surface - sont également des indicateurs intéressants de l’état physique comme biologique d’un sol.
Et attention, sous le terme générique de « vers de terre » se cachent plusieurs espèces aussi différentes par leurs aspects que par leurs rôles.  Comment reconnaître les grandes familles et leurs fonctions ? Comment se reproduisent-ils ? Combien de temps pour recharger un sol en vers de terre ? Que provoque le passage de la charrue ? De quoi se nourrissent-ils et ont-ils de la nourriture toute l’année ? Travailleurs à temps complet ou partiel ? Autant de réponses qui vous seront apportées lors de la porte ouverte du 24 juin.

Les résultats de l’essai sans labour en AB

Quelques rares fermes bio pratiquent le Sans Labour, en travaillant le sol superficiellement. Dans les autres fermes bio, la charrue est un outil de désherbage efficace. Toutefois son emploi génère des questions sur la perturbation de la vie du sol et sur le bilan carbone.
Un essai a été implanté sur 0,5 ha au Gaec Guilbert, en agriculture biologique, à Tracy-Bocage (14). Il vise à comparer les mêmes cultures en bio, conduites d’un côté avec Labour et de l’autre Sans Labour, en distinguant deux rotations culturales, l’une orientée élevage et l’autre, cultures. C’est uniquement le matériel de l’exploitation qui est utilisé : un rototiller, un déchaumeur à dents ou à pattes d’oie, une herse rotative. Chaque année depuis 3 ans, de la prairie est détruite pour implanter les premières cultures de la rotation, qui sont un maïs fourrage et un blé.
Les résultats des 2 premières années vous seront présentés lors de la porte ouverte: itinéraires, rendements, vie du sol, temps passé, marges économiques. Et dans la parcelle d’essai, vous pourrez voir plusieurs cultures conduites en sans labour et avec labour, certaines pour la 3e année d’application du protocole : une association triticale et féverole, une autre orge et pois, du blé, des maïs récemment implantés. Seront notamment visibles d’éventuelles différences de salissement, d’état de surface, de repousses de prairie dans les cultures suivantes, de stades de développement de la culture…

Test de 3 outils pour détruire une prairie sans labour

Comment détruire ce couvert vivant, sans produit chimique, non sensible au gel, et sans le labourer ? Plusieurs matériels vont être mis à l’épreuve et vous pourrez comparer leur action sur place. Il est prévu de comparer les passages des outils suivants : le Rototiller (utilisé sur l’exploitation), le Dynadrive, et un scalpeur à dents Treffler. Réservez dès maintenant votre place !

Renseignements pratiques :
Inscription obligatoire avant le 18 juin https://cutt.ly/6cL2t20 ou 01 40 04 52 28
Porte ouverte le 24 juin de 10h30 à 16h15 au GAEC Guilbert, Le Mesnil, 14310 Tracy-Bocage près de Villers-Bocage. Conférence à 10h30, puis 4 ateliers tournants de 13h45 à 16h15.
Repas (sandwich et boisson) offert avec l’inscription. Programme complet dans l’agenda de www.normandie.chambres-agriculture.fr
Informations : delphine.neumeister@idele.fr
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