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Pour les enfants, la ferme séduit toujours autant

Angélina et Ghislain Pelloin sont installés à Serans (61). Ils ont accueilli une classe de petite section de maternelle, vendredi 7 juin, dans le cadre de l'opération Fermes ouvertes. Une belle opportunité pour parler positivement du métier d'agriculteur.

© ED

lll Il est 9 heures au Gaec Pelloin-Barré à Serans, une commune ornaise située près d'Ecouché-les-Vallées. Ghislain et Angélina Pelloin, deux des trois associés de l'exploitation, finalisent les préparatifs. Dans quelques minutes, une classe de petite section de l'école primaire d'Ecouché-les-Vallées va investir les lieux. « On essaie de mettre en place des animations ludiques et simples pour intéresser les enfants. Il ne faut pas partir dans des explications trop complexes », souligne le couple. Les exploitants participent depuis des années à l'opération Fermes ouvertes, organisée par la FDSEA de l'Orne. Ils accueillent en moyenne quatre classes par an.

Des élèves curieux
9h30. Le car arrive. Les élèves descendent, déjà très impatients d'aller voir les tracteurs et les animaux. « Oh, un palmier », s'exclame l'un d'entre eux. « Non, ça, c'est de la paille. C'est pour les petits veaux », répond Angélina Pelloin avec bienveillance. Son mari, Ghislain, prend la parole pour présenter l'exploitation. « Nous sommes trois associés, dans cette ferme de 160 ha de cultures. Nous produisons du lait, grâce à des vaches laitières de race Prim'Holstein. Ce sont les vaches noires et blanches que vous voyez dans les champs. Depuis peu, nous avons repris 5 ha de vergers pour faire du cidre et du jus de pomme. » Une fois le contexte posé, la vingtaine d'enfants est divisé en trois groupes, pour suivre les trois ateliers prévus : la laiterie, les céréales et un temps libre pour aller voir les poules et monter dans le tracteur.

Découverte de la ferme
Le premier groupe se dirige vers l'atelier lait, animé par Ghislain Pelloin. Il explique le fonctionnement du robot de traite devant des élèves très attentifs. Ils assistent à la traite de Namur, l'une des 50 vaches du troupeau. « Les petites brosses servent à nettoyer les trayons. C'est d'ici que sort le lait. Une fois que tout le lait a été tiré, on leur met un produit pour ne pas qu'ils s'infectent. » Après un tour aux vaches, le groupe enchaîne avec le deuxième atelier, présenté par Angélina Pelloin. « Nous, on va parler des céréales », annonce-t-elle. L'exploitante a tout prévu. Elle a prélevé un échantillon de chaque culture de la ferme : maïs, blé, orge, colza, petits pois ou encore féverole. « Elles sont destinées à l'alimentation des animaux ou à l'alimentation humaine. Par exemple les grains de blé serviront à faire de la farine, qui servira à faire du pain. » Avant de conclure la visite, les enfants ont le privilège de monter sur le tracteur. « Oh, trop cool », s'écrient-ils.

Communiquer sur le métier
Les exploitants apprécient ces moments privilégiés avec les élèves. « C'est l'occasion de parler de notre métier positivement. Nous voulons que les enfants gardent une belle image de la ferme, et qu'ils en parlent à leurs parents. » La visite s'est conclue par la dégustation d'une brique de lait au cacao. « C'est trop bon, j'ai tout fini », savoure un enfant. Il est 11h30. Tous les enfants reprennent la direction du bus, satisfaits de leur matinée, « peut-être qu'on pourra revenir nourrir les veaux », espèrent-ils.

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