Tempête Goretti
Pour Paul-Albert Mouchel, Tollevast, l'électricité, c'est important. L'eau, c'est vital.
Huit bâtiments sont endommagés, trois portes arrachées. Sur sa maison, un bout de la cheminée est tombé sur la toiture, la porte du garage sur le camion de la ferme...
"Mais on relativise. Il n'y a rien de fonctionnel, ni à la maison ni à la ferme, de touché. Les vaches ne sont pas à ciel ouvert. Cela reste des bouts de pignons. Il n'y a pas non plus de foin ou d'aliment à l'air libre", constate Paul-Albert Mouchel, agriculteur à Tollevast au petit matin de la tempête Goretti. Et c'est sans compter sur une coupure d'électricité de 72 heures. "Cela commence à faire long", note-t-il, même s'il a utilisé sa génératrice et pas moins de 300 l de fuel. C'est sans compter les coups de mains notamment aux électriciens pour les acheminer jusqu'au bon endroit de la ligne. Ou encore à l'échelle de la commune, "une belle solidarité. C'est agréable de voir que les gens se serrent les coudes", souligne-t-il.
26 mois après Ciaran, "on se sent plus armé". Pour autant, il reste des points primordiaux comme l'alimentation en eau potable. Au-delà de la génératrice, un équipement nécessaire sur une exploitation, le forage est aussi un équipement primordial. "C'est même vital. Une exploitation ne peut plus être uniquement sur l'adduction d'eau", assure-t-il.