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Fruits à cidre
Prévisions de récolte

De même qu’en 2007, l’année 2008 a été caractérisée par de faibles températures et de longues périodes humides.

Le printemps froid n’a pas été favorable à la nouaison des variétés à floraison précoce surtout en Pays de la Loire, sud Orne et sud-est Bretagne. Conséquences : mauvais accrochage de Cidor, Judeline, Judaine.
Puis, le manque de soleil et de chaleur durant l’été a pénalisé le développement du fruit : incidence à prévoir sur les calibres et la richesse en sucre. Les analyses de jus effectuées début septembre (encadré) le confirment. Exemple :
- masse volumique de Cidor (50 % de fruits au sol) : 1045 ;
- masse volumique de Kermerrien et de Douce Coetligné : 1040. Certes, pour ces variétés, le taux de fruits au sol n’est pas significatif mais la régression de l’amidon est déjà engagée.
En revanche, ces conditions climatiques n’ont pas été favorables au développement du carpocapse pour la seconde année consécutive. De ce fait, le taux de fruits véreux sera probablement faible.

Production en verger basse-tige
Les données de récolte collectées confirment que, depuis 2002, le verger basse-tige a atteint son âge adulte. La production s’est stabilisée et oscille entre 210 000 tonnes (2004) et 225 000 tonnes (2002) (tableau 1).
Les variations observées ont pour origine une alternance plus ou moins marquée dans les différents bassins de production. Ainsi, en 2008, la production :
- est élevée dans les Bocages Normands (année la plus chargée de la période) ;
- décroche fortement en Maine et Perche (problèmes climatiques) ;
- est stable depuis 4 ans en Pays d’Auge ;
- diminue mais demeure supérieure à la moyenne 2002-2007 dans le bassin de Rennes-Redon et dans les régions extérieures.
Ces prévisions ont été établies suite à une enquête réalisée entre le 15 et le 30 août auprès d’un panel d’arboriculteurs. Elles seront à préciser en fonction du grossissement automnal des fruits.

Verger haute-tige : une année forte
Publiée depuis de très nombreuses années, “la production pendante” n’était plus le reflet des quantités de fruits susceptibles d’être mises en marché : 45 000 tonnes en moyenne depuis 2003 pour une “production pendante” 335 000 tonnes.
Cette approche ne permettant plus d’évaluer les variations entre années, en accord avec le SNTC et la FNPFC, cette méthode de prévision a été abandonnée.
Depuis 2002, une enquête auprès d’un panel de producteurs livreurs réguliers de fruits est réalisée chaque année. Le suivi des quantités récoltées permet d’évaluer les variations inter-annuelles et de positionner le niveau de la récolte à venir.
Les données présentées dans le tableau 2 sont exprimées en pourcentage de la production moyenne récoltée par les producteurs interrogés au cours de la période 2003-2007.
Quels que soient les bassins de production, la récolte des producteurs interrogés a été faible en 2007 (de 14 % à 32 % inférieure à la production moyenne constatée au cours de la période 2003-2007).
Tel ne sera pas le cas, semble-t-il, de la récolte 2008 :
- proche de la moyenne en Pays d’Auge-Lieuvin et dans la partie est de la Bretagne ;
- nettement supérieure à la moyenne (+ 22 %) et surtout le double de l’année passée dans les Bocages Normands.
La transcription de ces tendances en tonnages susceptibles d’être mis en marché n’est pas possible, faute de pouvoir établir le lien entre le lieu de production et le lieu de transformation du fruit. Néanmoins, compte tenu de l’importance du verger haute-tige en Pays d’Auge et dans les Bocages Normands, la récolte 2008 impactera sur les quantités mises en marché.

Maturité des pommes à cidre
Analyses du 2 septembre 2008 (analyses réalisées sur arbres de la Station cidricole de Sées moyennement à très chargés)
- Evolution de la chute des fruits : sur Cidor, la chute est plus avancée que l’an dernier, or les fruits sont moins avancés en maturité (au regard de l’amidon) : due aux coups de vent ? Sur les autres variétés, très peu de fruits chutés sauf Marie Ménard : là encore les forts coups de vent et le grossissement des fruits en est probablement à l’origine.
- Sucres : idem 2007 voire moins bien (à confirmer).
- Régression de l’amidon : moins avancée que l’an dernier de
“2-3 points”.
- Fermeté : fruits plus fermes que l’an dernier à la même date. 2007 était une année avec une fermeté moyenne.
- Conservation au sol : conservation moyenne de Cidor mais rien d’inhabituel : récolte cette semaine.

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