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Prix du lait : que des paroles

FDSEA-JA de l'oOrne : à l'heure où les industriels laitiers cherchent tous les stratagèmes pour ne pas payer le prix du lait permis par les engagements de la table ronde du 24 juillet dernier, les producteurs de lait lancent un dernier appel à la raison aux transformateurs laitiers.

© TG

Les engagements pris lors de la table-ronde du 24 juillet seraient-ils bafoués?   Si la distribution semble jouer le jeu, c'est un peu moins clair du côté de la transformation. "Aujourd'hui, les producteurs de lait constatent que très peu de transformateurs laitiers tiennent leurs engagements, alors que les producteurs de lait se trouvent dans une situation financière dramatique. Pourtant les transformateurs laitiers annoncent une augmentation plus que conséquente de leurs résultats nets. Trop c'est trop ! Les semaines se suivent et les producteurs de lait attendent toujours une revalorisation du prix du lait. Sur le terrain le ton monte", s'exaspèrent Anne-Marie Denis et David Bechet (respectivement présidente de la FDSEA de l'Orne et responsable de la section lait).

A chacun de calculer sa moyenne
Mais à combien devrait être payé le lait ? "A chacun de faire son calcul. A chacun de vérifier sa moyenne", invite David Bechet. Un prix qui a minima doit permettre de joindre les 2 bouts "mais qui ne rémunère pas notre travail, 10/12 heures par jour, 7 jours sur 7", commente-t-on de source syndicale. Des objectifs atteignables ? "Oui, répondent FDSEA et JA. Les transformateurs laitiers annoncent une augmentation plus que conséquente de leurs résultats nets". Plus 24 % chez Danone à titre d'exemple. Chez Lactalis et comme il est d'usage, on ne communique pas les chiffres. "C'est qu'il y a anguille sous roche, lâche David Bechet. Les entreprises ont les moyens de payer plus".
Et de faire remarquer qu'il a suffi d'une simple réunion avec Bongrain-Agrial pour faire passer le prix payé aux producteurs de 315 à 326 e.
En attendant, FDSEA et JA appellent la grande distribution "qui commence à jouer le jeu de même que les pouvoirs publics qui prennent peu à peu conscience des difficultés dans les élevages," à assumer sa part de responsabilités.

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