Aller au contenu principal

Elevage
Produire des génisses de boucherie de race allaitante

Compte tenu de l’évolution du marché du bétail maigre et plus particulièrement celui des jeunes femelles issues du troupeau allaitant, de nombreux éleveurs naisseurs conservent toutes leurs broutardes et les destinent à la production de viande.

La production de génisses de viande nécessite de la technicité et un certain coup de main de la part de l’éleveur pour  produire des carcasses de qualité et sans excès de gras.
Cette production intéresse les opérateurs de l’aval puisqu’elle correspond à une demande à la fois des boucheries traditionnelles de détail et aussi des rayons “viande de qualité” de nombreux magasins dits de la grande distribution.
Face à ces différents circuits de valorisation, l’éleveur peut produire des génisses couvrant un large panel d’âge et de poids de carcasse en parfaite adéquation avec la demande.
Par ailleurs, conserver quelques génisses supplémentaires permet d’affiner le choix de ses femelles de renouvellement et de remplacement des vaches à problèmes.
Ceci est d’autant plus envisageable que les génisses peuvent utiliser tous les types de fourrages, ce qui permet dans certains cas de mieux valoriser les surfaces en herbe.

Choisir le bon itinéraire technique !
Afin de choisir le meilleur itinéraire technique de production, l’éleveur devra se fixer des objectifs de production (poids à l’abattage, âge à la vente, période de vente, …) en tenant compte de son système d’exploitation et des conditions et perspectives du marché de la viande.
Il est indispensable, au préalable d’analyser :
- le potentiel et les caractéristiques spécifiques liées au type racial disponible ;
- la nature et les quantités de fourrages disponibles ;
- la place et les conditions nécessaires pour le logement hivernal ;
- les besoins en trésorerie ;
- les impacts de la mise en place de la production sur les chargements ;
- les besoins de main d’œuvre ;
- le type d’animal souhaité, voire en fonction des exigences des cahiers des charges mis en place par l’aval de la filière (poids, âges, conformations, types de rations, …).
A titre d’illustration, deux itinéraires techniques sont détaillés ci-dessous correspondant soit à la production de génisses charolaises nées en hiver et abattues à 30-32 mois finies au pâturage soit finies à l’auge et abattues à 34-36 mois avec, pour chacun des cas, 2 types de ration hivernale possibles.
P. CARTOUX
Chambre d’Agriculture 61
(Sources : L. ECHEVARRIA - IE
et R. LAFFAY - Ca 27)

Recommandations
Il est recommandé de rechercher une croissance de l’ordre de 600 g/j pendant le 1er hiver et d’environ 400 g/j durant le 2e hiver.

Pendant les phases de pâturage, l’objectif optimal doit être d’obtenir des gains de poids vif de 110 à 120 kg par période.

La finition reste une phase délicate. Certaines génisses peuvent avoir tendance à s’engraisser rapidement et donc produire des carcasses trop grasses, lourdement pénalisées par le marché.

Une alimentation équilibrée est recommandée selon les préconisations de l’INRA. Il est indispensable de surveiller régulièrement l’évolution de l’état d’engraissement en s’appuyant notamment sur deux techniques de contrôle sur l’animal : estimation des niveaux de dépôt  adipeux à l’attache de la queue et sur le plat de côtes.

Les régimes sur-azotés, observés dans la pratique, ne présentent pas d’intérêt dans la maîtrise de l’état d’engraissement. Cette technique peut se justifier uniquement chez les animaux exceptionnels à fort potentiel de croissance musculaire.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une 1re rencontre de femmes agricultrices a eu lieu mardi 16 juin 2026 à Vire, dans le Calvados, à l'initiative de la FDSEA 14.
Être agricultrice en 2026, c'est être partout à la fois
La section des agricultrices du Calvados (FDSEA) a organisé son 1er événement "Viens me raconter ça au déjeuner", mardi 16 …
Dans cet épisode de canicule, les agriculteurs doivent "jouer la prudence sur tout le territoire normand, pour préserver les hommes, le matériel et éviter des départs de feu incontrôlables" lors des moissons, souligne Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne.
Canicule 2026 : les moissons entravées par des interdictions dans certains départements normands
Les premières interdictions de travaux dans les champs sont tombés en ce début de semaine à cause du risque d'incendie au cours…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Les ventes PMS se déroulent en dehors du territoire normand.
Journées PMS 2026 : la relève normande donne rendez-vous à Frossay
Grand rendez-vous de la génétique normande, les Journées PMS se dérouleront les 1er et 2 juillet 2026 au GAEC des Sept-Lieux, à…
Publicité