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Pulvérisation : chasser les mauvaises buses

Autour de l’automoteur John Deere R4040,les Etablissements Ruaux ont consacré un après-midi à la pulvérisation de précision. Mais, même la machine ne fait pas tout. Le choix des buses a donc été décortiqué au cours de cette journée technique

Protection des cultures, modulation des intrants, choix des buses étaient au programme de cette journée technique organisée par les Établissements Ruaux, à Escures-sur-Favières (14).  (DR)
Protection des cultures, modulation des intrants, choix des buses étaient au programme de cette journée technique organisée par les Établissements Ruaux, à Escures-sur-Favières (14). (DR)
© VM

llll Le pulvérisateur R4040 de John Deere dispose d’une belle carte de visite. Cuve de 4 000 litres, 240 chevaux, rampe de 24 à 36 mètres font partie des principales caractéristiques. L’automoteur propose également un système de suspension pneumatique individuelle de roue XtraFlex. Ce concept à double jambe avec réglage automatique de la pression optimise la stabilité de la rampe sur terrain accidenté. « L’automoteur a été pensé pour rouler à 30 km/h dans les parcelles aux États-Unis », précise Alexis Dumaine, spécialiste de l’agriculture de précision chez John Deere. Toujours au chapitre du confort, le pulvérisateur dispose d’une cabine de tracteur, en l’occurrence celle de la série 6. 

Réglage automatique de la hauteur de la rampe
L’engin est également équipé du « BoomTrac Pro » à géométrie variable. Les capteurs permettent un réglage automatique indépendant (droite/gauche) de la hauteur de la rampe en fonction du relief. Selon le constructeur américain, « ce système est idéal pour les applications sur terrains irréguliers à une vitesse jusqu’à 20 km/h ».

Précision par GPS
Enfin, John Deere propose le contrôle des sections de rampe. Exploitant le GPS, il ouvre et ferme automatiquement les sections de rampe en fonction des zones prédéfinies. Le système limite les dépenses d’intrants.

Pas de bonne pulvérisation sans bonne buse
Les caractéristiques du R4040 positionnent le pulvérisateur dans un marché  haut de gamme. Cependant, elles ne suffisent pas à assurer une pulvérisation optimale. Les meilleurs outils n’ont pas d’intérêts s’ils ne sont pas équipés de buses correctes. Les établissements Ruaux ont donc convié Samuel Hardy, conseiller à la Chambre d’agriculture du Calvados. Ce dernier n’était pas présent pour vanter les mérites d’une marque, mais pour sensibiliser au rôle central des buses. « Finalement, l’essentiel dans un pulvérisateur n’est pas très gros », résume-t-il. Seules les buses permettent d’obtenir un nombre de gouttelettes régulier. Des gouttes comprises entre 200 et 300 microns semblent un bon compromis pour une majorité de produits phytosanitaires. Pour savoir si le nombre d’impacts au sol est suffisant, l’agriculteur doit connaître la VMD, à savoir le Diamètre Médian Volumétrique. « Les utilisateurs du pulvérisateur peuvent aussi prendre du papier hydrosensible. Cette solution permet d’apprécier la répartition au sol », indique Samuel Hardy.
Au moment de choisir la bonne buse, l’agriculteur doit penser à l’angle de ses buses. « Privilégiez les 80 °», estime le conseiller de la Chambre. Parmi les avantages évoqués : une meilleure régularité des gouttelettes et moins de risques de bouchage. En revanche, la hauteur de rampe plus élevée.

Des buses à tous les prix et des innovations
Sur le marché des buses, les prix varient. Les moins onéreuses sont les produits constitués de matériaux synthétiques. Leur résistance s’avère limitée. Les tarifs des buses en acier inoxydable sont plus élevés. Le résultat se révèle souvent plus précis et plus fiable. Cependant, les modèles en céramiques peuvent être un bon compromis.
Le marché des buses poursuit ses innovations. John Deere travaille en partenariat avec Hypro depuis une dizaine d’années. La marque commercialise désormais GuardianAIR ™ Twin, une buse anti-dérive double fentes à injection d’air. Cette dernière est dotée de deux ouvertures d’une taille équivalente à celles de buses mono fente de même gabarit ce qui évite qu’elle se bouche. Grâce à sa double fente, cette buse produit deux jets plats de 110°, un premier vers l’avant et l’autre vers l’arrière. Les deux jets sont écartés d’un angle de 30°, par rapport à la verticale. Le but est d’optimiser  la couverture de la bouillie sur les cultures ou les adventices déjà développées.

Remplissage des pulvérisateurs
Un ordre à respecter :
1 - Remplir au préalable la cuve avec les trois quarts de volume d’eau souhaité.
2 - Incorporer d’abord les sulfates, autres produits agissant sur l’eau (acidifiant type LI700...).
3 - Les produits phytosanitaires en poudres.
4 - Les produits en sac hydrosolubles.
5 - Les produits phytosanitaires liquides.
6 - Les mouillants (HELIOSOL...).
7 - Les huiles végétales ou minérales.
(Source Chambre d’agriculture)

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