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Quand Carrefour «s’optimisme» avec les Jeunes Agriculteurs

Après avoir mené une opération au « E.Leclerc » d’Arçonnay, c’est auprès du géant de la grande distribution « Carrefour » qu’ont décidé de dialoguer les JA de l’Orne mercredi 24 mai à Alençon. L’objectif était d’échanger avec l’enseigne, sur les actions de construction de filière et notamment d’une communication à mettre en œuvre par rapport à la démarche « Éleveurs et Engagé ».

« Il faut que l’on se comprenne, ce auquel nous avions du mal à faire par le passé. Nous devons impérativement mieux communiquer, notamment par rapport au client. Je pense que nous sommes une enseigne engagée, il faut que le consommateur le voie. En terme de rémunération, il est primordial que nos éleveurs obtiennent un prix à la hauteur de leur travail », explique Laurent Naveau, nouveau directeur du Carrefour d’Alençon, ici en noir entre Damien Louvel (à sa droite) et Alexis ...
« Il faut que l’on se comprenne, ce auquel nous avions du mal à faire par le passé. Nous devons impérativement mieux communiquer, notamment par rapport au client. Je pense que nous sommes une enseigne engagée, il faut que le consommateur le voie. En terme de rémunération, il est primordial que nos éleveurs obtiennent un prix à la hauteur de leur travail », explique Laurent Naveau, nouveau directeur du Carrefour d’Alençon, ici en noir entre Damien Louvel (à sa droite) et Alexis Graindorge (à sa g
© MM

« Il faut que l’on travaille ensemble et voir ce que l’on peut améliorer pour demain. On prend rarement le temps d’échanger, nous devons travailler en meilleure harmonie avec les distributeurs », indique Damien Louvel, coprésident des Jeunes Agriculteurs de l’Orne lors de la rencontre avec l’enseigne.

Mieux communiquer
C’est l’engagement qui est ressorti de cet entretien. Pour ce 1er contact, Laurent Naveau (responsable régional produits frais à Carrefour et nouveau directeur de Carrefour Alençon) met en avant l’importance d’une communication saine et durable. « Il faut que l’on se comprenne, ce auquel nous avions du mal à faire par le passé. Nous devons impérativement mieux communiquer, notamment par rapport au client. Je pense que nous sommes une enseigne engagée, il faut que le consommateur le voie. En terme de rémunération, il est primordial que nos éleveurs obtiennent un prix à la hauteur de leur travail, du gagnant gagnant pour tout le monde ». Les JA ont appuyé le fait de jouer une transparence absolue entre éleveurs, transformateurs et grande distribution. « Le prix auquel Carrefour achète son lait ne nous intéresse pas. Ce que nous souhaitons c’est une clarté sur les volumes pour obtenir une rémunération optimale », souligne Alexis Graindorge, coprésident des JA 61. « Un des objectifs reste de vendre au mieux niveau volume pour ainsi garantir une rémunération suffisante pour nos éleveurs », met en avant le directeur du Carrefour d’Alençon.

3 points d’échanges
À l’ordre du jour, 3 points ont été abordés en priorité : l’étiquetage de l’origine de la viande et du lait, les actions à mettre en place pour la démarche « Éleveur et Engagé »
(« Cœur de gamme ») et la répartition de la valeur ajoutée par rapport aux éleveurs. Pour le moment, aucun engagement n’a été pris en tant que tel. Une promesse a néanmoins été proclamée, celle de se revoir et d’échanger régulièrement afin de pérenniser les rencontres et les relations allant vers ce « gagnant gagnant ».

« Éleveur et Engagé » : à mettre en place
« C’est un réel référentiel pour nous. Aujourd’hui, on ne le retrouve pas. Il faut que le client le voie, le comprenne et ai le choix pour sa consommation », admet Damien Louvel. Le responsable de Carrefour s’engage à mettre en place cette démarche (anciennement appelée « Cœur de gamme »), notamment grâce au rôle de la communication que possède l’enseigne. « Le fait de travailler avec le distributeur nous permettra de réussir à expliquer au mieux ce qu’est la démarche. Il faut intervenir sur la race standard viande en priorité », explique Victorien Girard, responsable viande des JA 61. « La communication est aussi notre responsabilité. Notre défi est d’expliquer du mieux possible ce qu’est « Éleveur et Engagé » auprès de nos clients. En terme de com’, nous avons absolument les moyens et la voix  pour se faire entendre », ajoute Laurent Naveau. « On pourra être présent le jour de lancement et communiquer aussi, ça fait partie de notre métier », enchérit Damien Louvel. De meilleures relations avec le distributeur donc pour une meilleure communication envers la clientèle (et donc les ventes) et ainsi, avancer main dans la main pour une rémunération juste de nos producteurs.

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