Aller au contenu principal

Quand la Normandie passe à table

L'art du "bien manger" et "bien boire" à la française possède beaucoup d'influences. Parmi elles, la gastronomie Normande a toujours joué un rôle majeur. Du 11 novembre 2016 au 5 mars 2017, venez découvrir l'épopée gastronomique normande au château de Caen avec l'exposition "à table !"

Nous, Français, sommes réputés pour avoir la meilleure cuisine au monde. C'est pourquoi le repas gastronomique français est inscrit au patrimoine immatériel de l'humanité depuis 2010. Déjà présente à Vire, l'exposition "À table" raconte la contribution de notre région dans la gastronomie française. À vos marques, mijotez, dégustez...

Une révolution culinaire
C'est au XVIIème siècle que la cuisine française connaît un changement radical appelé "révolution culinaire". On passe d'une préparation mijotée à base d'épices en tout genre à un retour au "produit", gastronomique. C'est à cette époque que la Normandie va apporter un élément majeur à la façon de faire à manger : le beurre. Avant cette révolution, le beurre était considéré comme "impure" (car d'origine animale). les jours de Carême (période de jeûne et d'abstinence de quarante jours que le christianisme a institué). Autorisé au XVIIème siècle, il devient très vite l'élément indispensable en cuisine. Les fruits et légumes sont aussi valorisées à cette époque et deviennent même des éléments de distinction sur une table. De là va donc naître un genre pictural, la nature morte. À travers ces tableaux, une réelle relation entre la nourriture et l'art apparaît. La morale qui revient souvent à travers ces natures mortes est : "la vie est courte, vous avez juste à regarder".

Gastronomie et apogée
Le XVIIIème siècle voit la naissance de la salle à manger. Avant cela, on pouvait manger où l'envie nous prenait. Dès lors apparaissent les sonnettes de table pour appeler les serviteurs, les couverts en argent, tout ce qui regroupe l'art de la table. Comme souligne Alice Gandin, conservateur au Musée de Normandie, " les arts de la table devaient éveiller les papilles ". Nature morte sur les murs, folie des couverts (un pour chaque aliment), c'est à cette période que la gastronomie connaît la plus grande ascension de son histoire.

Et du côté cuisine ?
Au même moment vont apparaître les vraies cuisines. Les cuisiniers deviennent, à cette époque, de vrais professionnels. Salle à manger et cuisine sont donc des endroits bien distincts. Au XIXème siècle, les arts culinaires se développent. C'est après la révolution (rappelons-le, en 1789) que les chefs cuisiniers des bourgeois vont quitter leur travail. Ils partent donc monter leur propre restaurant dans les grandes villes et notamment à Paris. Relativement à la même période, le célèvre gastronome Alexandre Balthazar Laurent Grimod De La Reynière va dire : "les produits normands sont d'une grande qualité et finesse".

Une Normandie qui a du goût
En 1809 est dessinée la première carte gastronomique française. On peut voir que la Normandie possède déjà beaucoup de denrées répertoriées. Bœuf, veau, volaille, poissons, huîtres, etc. Toutes ces bêtes représentent la gastronomie normande de l'époque (en plus des fruits et légumes). Très vite, la Normandie va devenir la région qui fournit les plus grandes tables parisiennes (notamment grâce à la révolution ferroviaire). C'est après cette révolution que les plats et boissons normandes vont connaître une forte notoriété. Tripes, cidres, fromages, ce sont nos coutumes qui débarquent et plaisent autant aux bourgeois. " Les critiques gastronomiques étaient sévères concernant le cidre bu par les Parisiens, très sucré, souvent coupé à la mélasse", explique Alice Gandin. Une exposition très enrichissante et qui donne l'eau à la bouche donc. Le camembert a bien entendu sa place, vous pourrez comprendre comment il a remplacé le brie au n°1 des fromages français.

Découvrez comment l'art de la cuisine Normande est devenu incontournable. Vous avez jusqu'au 5 mars 2017, une satisfaction des papilles assurée. Ou pas.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

tuberculose bovine
Dans la Calvados, un 7e cas de tuberculose bovine confirmé
Le GDS et la DDPP confirment, mardi 13 avril2021, qu'un septième foyer de tuberculose bovine a été détecté dans le Bessin.
SAMA THIBERVILLE 27
Un pôle fruits-légumes-arboriculture au départ de Thiberville (27)
Depuis le 1er mars, la Sama propose un pôle fruits-légumes-arboriculture au départ de Thiberville (27). Au commerce : Olivier…
Christian Duchemin vend la Ferme du Val d'Odon
Christian Duchemin passe la main. Alain Datin, aussi directeur du négoce D2N, a pris la tête de la Ferme du Val d'Odon,…
TUBERCULOSE BOVINE, REUNION THURY HARCOURT
Tuberculose bovine : la profession réclame efficacité et rapidité
Jeudi 18 mars, à Thury-Harcourt, les éleveurs de Suisse normande étaient invités à une réunion sur la tuberculose bovine, à l’…
Le Haras national du Pin proposé à la cession pour un euro symbolique
La préfète de l’Orne propose de céder le Versailles du cheval pour 1 € symbolique. Françoise Tahéri a annoncé la nouvelle mardi…
Saint-Louis Sucre : « La fermeture de Cagny, c’est du foutage de gueule »
Loïc Touzé, salarié Saint-Louis Sucre et délégué syndical FO, s'insurge de la fermeture de la sucrerie, annoncée le 31 mars 2021…
Publicité