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Tourisme vert
Quand l’Adetmir trace avec succès la voie du tourisme rural dans l’Eure

S’appuyant sur un partenariat historique avec la chambre d’Agriculture de l’Eure, l’Adetmir* poursuit son développement avec intelligence et efficacité

Yannick Fassaert, le dynamique président des Gîtes de France.
Yannick Fassaert, le dynamique président des Gîtes de France.
© FC / l'Eure agricole

Une bouffée d’oxygène... La formule employée à l’heure de présenter le nouveau logo des Gîtes de France, ce jeudi lors de l’assemblée générale annuelle de l’Adetmir, pourrait tout aussi bien servir d’illustration positive à cette réunion-bilan. Car ce rendez-vous annuel de l’association que préside Bruno Leroy mérite le détour par la qualité du contenu présenté mais aussi par la forme “enlevée” des débats du jour. Et, au bout de cette assemblée, le sentiment d’un travail bien fait. “Dans le contexte touristique de 2008 sur fond de météo et de conjoncture ternes, les résultats de notre association sont satisfaisants et prennent tout leur relief” a constaté Françoise Paillard, la directrice de l’Adetmir. Bruno Leroy s’est dit satisfait des résultats présentés mais surtout du maintien et même de la progression du parc en terme d’hébergements. “Et pourtant, il y a quelques années, nous avons craint un tassement sur la création des gîtes. Il est vraiment rassurant de voir qu’il n’en est rien. Cela est dû à plusieurs facteurs conjugués. D’abord, l’effort de nos agents de terrain qui confirment leur savoir-faire. Ensuite, la notoriété du réseau et ses exemples qualitatifs dans l’Eure.    Enfin, le soutien financier du conseil Général et du conseil Régional qui - sans être le justificatif du choix - sont quand même incitatifs. Et le tout nouveau dispositif d’aides du Département reste tout à fait dans cette ligne.”

 

Le devoir d’entreprendre

Le président de l’Adetmir a également évoqué certains dossiers juridiques et réglementaires difficiles  comme la non reconnaissance des produits de l’association par la Caf ou encore le statut d’auto entrepreneur... “Sur tous ces sujets juridiques et réglementaires, je rappellerai que nous disposons, au niveau national, d’un service juridique pointu qui ne se contente pas d’analyser des textes de loi mais assure une veille permanente sur ceux susceptibles de nous concerner. Il anticipe même, quand cela est possible, sur des dispositions à prévoir....”

Après avoir abordé ces aspects réglementaires, Bruno Leroy a appréhendé l’activité de la saison en cours. Même s’il s’est refusé “à tomber dans le concert des catastrophes annoncées”, il s’est voulu réaliste en affirmant “qu’il ne fallait pas s’attendre à des fréquentations record. Ceci dit, nous sommes peut-être moins mal positionnés que d’autres secteurs du tourisme avec une politique de prix que nous avons toujours souhaité raisonnable.”

 

Une lien originel

Toujours à propos de l’économie touristique et des prévisions à court et moyen terme, la prudence est de mise dans l’approche du président de l’Adetmir. “Nous sommes certains que l’économie touristique en général va souffrir, surtout sur les consommations annexes. Au contraire de notre association qui, elle, se porte bien. C’est essentiel car elle est ainsi en mesure d’entreprendre une réflexion sur l’avenir de nos structures et ce, avec l’appui de notre échelon national.” Derrière cette approche, il y a la volonté des responsables du tourisme en milieu rural de travailler autour des évolutions des métiers et des savoir-faire du tourisme. “C’est d’ailleurs un devoir d’entreprendre cette réflexion en partenariat privilégié à l’intérieur du réseau et, en priorité, avec nos amis normands. Si nous restons très attachés au lien originel avec la chambre d’Agriculture qui, réciproquement, nous a renouvelé son soutien, nous devrons être ouverts aux évolutions et inventer pour demain des mutualisations permettant à l’agrotourisme de garder une place originale et durable dans le paysage touristique.”

 

* Adetmir : Association pour            le tourisme en milieu rural.

Retrouvez les chiffres 2008 de l'Adetmir

ainsi que d'autres photos 

dans la version papier de l'Eure agricole

du 9 avril

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