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Quand le robot facilite le quotidien

Au Gaec de la Loge, à St-Paul-du-Vernay (14), Patrice, Yves et David Maupas sont passés d’un système de traite 2X10 arrière à un double robot VMS. «Gain de temps et contraintes physiques moindres, » argumentent les associés.

llll Le Gaec de la Loge-GDLL Holstein (le Triage des Chasseurs à St-Paul-du-Vernay-Calvados) ouvre ses portes mercredi 29 juin prochain de 13 h à 17 h.  Vous pourrez y découvrir le robot Delaval VMS mis en service en février dernier mais aussi bien d’autres innovations (compteur cellulaire OCC Supra, tank tampon Supra,  logettes avec matelas M40R, un pré-refroidisseur...). 

Moins de pénibilité
Mis en service en février dernier, la prise en main du double robot VMS n’a pas posé de problème. «Zéro réforme à ce jour, confirme Patrice Maupas. On a d’abord habitué les vaches à venir manger de l’aliment puis on a mis en route le robot».
Au niveau des résultats, pas assez de recul pour mesurer l’impact de la robotisation sur les performances techniques (déjà élevées) mais les associés ne s’attendent pas à une révolution. «Nous n’avons pas changé notre système de conduite d’élevage ou d’alimentation, explique Yves Maupas qui a rejoint le Gaec en avril 2015. Ou peut-être, à terme, un peu moins de cellules et une meilleure réactivité vis-à-vis des mammites».
Mais alors qu’est-ce qui a poussé les associés à investir dans une conjoncture en peine de lisibilité sur le prix du lait ? «Avec notre ancien système, on trayait à 2 en alternance. 2 h 30 le matin, 2 h 30 le soir. On est lessivé en fin d’exercice. La fatigue et la lassitude s’installent vite. On est moins attentif en fin de séquence et comme mes neveux ne semblaient pas particulièrement passionnés par la traite, il nous fallait investir avec pour objectif de gagner du temps tout en diminuant la pénibilité du travail», justifie Patrice Maupas.
Fini donc le 2X10 traite arrière pour un double robot qui ne mobilise qu’une seule personne. Du fonctionnel, de l’autonomie et du temps supplémentaire que les associés peuvent consacrer au suivi des cultures ou à celui de l’atelier taurillon. Quant à l’investissement global, il a été rendu possible parce qu’aucune modification majeure des bâtiments n’a été nécessaire.

Un robot avec un quai
Dans le choix de la marque, le Gaec de la Loge a opté pour un DeLaval. «Polyvalence, circulation des animaux, quai (...)», entre autres arguments techniques. Mais Yves Maupas est aussi un ancien de la maison Boca Elevage Service, concessionnaire DeLaval. «Quand on fait un investissement de la sorte, le service et la proximité sont aussi importants que la couleur».  Didier Genre, du bleu dans les yeux,  confirme. «En matière de robot, il n’y a pas de miracle, il faut être performant, Il faut de la rigueur. Ce sont les mots qui conviennent». Ancien associé gérant et commercial chez Boca Elevage Service, il reconnaît cependant qu’avec la crise laitière, le marché du robot est à la peine mais «nous avons toujours beaucoup de demandes et malgré le prix actuel du lait, je pense que les éleveurs vont investir afin d'optimiser la marge sur l'atelier lait».

Boca Elevage Service : changement d’actionnariat mais pas de philosophie
Changement d’actionnariat chez Boca Elevage -Service, concessionnaire DeLaval basé à Aunay-sur-Odon et St-Germain-du-Crioult dans le Calvados. Didier Genre et Didier Hochet passent la main à Vincent Corbet (ancien responsable technique régional DeLaval), Eloïse et Stéphane Gandon (concessionnaires Delaval Mayenne et Orne) et Aurélien Garry (commercial matériel de traite DeLaval). «Face au développement du secteur laitier agricole, nous jouons la carte de la synergie géographique en conservant la proximité et celle de la synergie des hommes pour monter en compétences», insiste la nouvelle équipe dirigeante. «Qualité, la priorité pour garantir l’entière satisfaction de nos clients. Engagement, une relation humaine basée sur la confiance, le respect et le goût du travail bien fait. Réactivité, intervenir sur les installations 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Innovation, être à l’écoute de nos clients pour répondre à leurs attentes de demain, restent nos maîtres mots», explique Eloïse Gandon.

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