Aller au contenu principal

Quand l’herbe supplante le maïs pour moins de soja dans l’auge

lll En Gaec avec sa femme et ses parents à Saint-Clément-Rancoudray (50), Alexis Lavalley est à la tête d’un troupeau de 200 laitières. C’est sur ses terres que se tiendra, dimanche prochain, le Festival de la Terre et de la Ruralité organisé par JA 50. Il y assurera la promotion de l’herbe dans tous ses états. Alexis a dit en effet « haro » aux 45 hectares annuels d’ensilage de maïs. Le Gaec change son fusil d’épaule.

© TG

>> Pourquoi ce choix de privilégier à ce point l’herbe dans votre système fourrager ?
Pour diminuer notre dépendance à la protéine et donc à l’achat de soja. Nous sommes partis sur des coupes très précoces pour maximiser la quantité de matière azotée.

>> Sous quelle forme récoltez-vous l’herbe ?
Nous sommes en zéro pâturage. Nous récoltons donc l’herbe à l’ensileuse mais privilégions l’autochargeuse pour les coupes d’été. 

>> Pourquoi l’autochargeuse ?
Plusieurs raisons à cela.Cette année, nous allons atteindre 6 à 7 coupes d’herbe. Question entraide, on ne peut pas à chaque fois solliciter les voisins, c’est une question d’équilibre.  Par ailleurs, les coupes d’été sont généralement plus sèches et l’autochargeuse offre une excellente qualité de travail.
Enfin, ce sont des chantiers faciles à organiser. On a fauché avant-hier, andainé hier et aujourd’hui, en à peine 4 heures, on a rentré 38 hectares de fourrage.

>> Et en terme qualitatif ?
En taux de matière sèche et selon les parcelles, on oscille de 30 à 45 % de MS avec une coupe de 4 cm. C’est ce que je recherche pour favoriser la rumination.  A ce stade, on ne déstructure pas trop la fibre.

>> Quelle est la nature de vos prairies ?
Uniquement des prairies temporaires. Il s’agit d’un mélange de fétuque, ray-grass, dactyle avec un gros pourcentage de trèfle aussi.

>> On considère le maïs un peu comme une assurance fourrage, en cas de sécheresse notammente. Vous ne considérez pas courir un risque en misant autant sur l’herbe ?
Ici, à Saint-Clément-Rancoudray, le rendement moyen en maïs est de 13-14 T/MS/ha et les mélanges que j’implante dépassent ce niveau. En ce mois d’août, en 4e ou 5e coupe et sur certaines parcelles, j’atteins déjà 10 T/MS/ha.  Malgré un été hyper sec, je recoupe en ce moment des parcelles récoltées il y a un mois avec des rendements variant de 1 à 3 T selon la nature des sols. Je ne suis donc pas inquiet sur ce plan.

>> Avec un tel tonnage d’herbe récoltée, il ne serait pas plus judicieux de disposer de votre propre autochargeuse ?
Cela représenterait un gros investissement et je ne dispose pas du personnel nécessaire pour la piloter. Je préfère me consacrer à la confection du silo et plus particulièrement au tassage pour disposer d’un fourrage de qualité. C’est aussi pour cela que je délègue ces travaux.

>> Qu’allez-vous faire à la Fête de l’Agriculture et de la Ruralité organisée par JA  ?
Nous avons innové sur le canton de Mortain en mettant en place une vitrine de fourrages en mélanges, de couverts végétaux... On va donc expliquer l’herbe

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
Le Gaec du gard de Breuville s'impose à Lessay en remportant le titre de grande championne et le duo d'élevage.
Concours de race Jersiaise : ce Gaec du Cotentin triomphe à Lessay et au Space
En race Jersiaise, il y avait neuf animaux en compétition à Lessay le 11 septembre, et 19 vaches le 17 septembre au Space à…
Maïs sécheresse
Plan CASI : les formulaires de demande d'aide financière disponibles dès lundi 21 septembre dans la Manche
Dépôts des demandes d'aide financière Dans la Manche, 2,8 millions d'euros sont prévus pour aider les exploitations les plus…
Publicité