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Aviculture
Quelques opportunités à saisir en volailles fermières Label Rouge de Normandie

Opération “poulailler ouvert” jeudi prochain 4 décembre au Mesnil Gilbert (50). L’occasion de découvrir la filière volailles fermières Label Rouge de Normandie. Des aides à l’investissement sont disponibles.

Daniel et Laurence Julien, producteurs de lait, se sont installés en 1989 au Mesnil-Gilbert (axe Vire/Mortain-50). Une petite référence laitière, un peu de viande bovine, ils décident en 2000 de coupler la mise aux normes des bâtiments d’élevage avec la création d’un atelier volailles fermières Label Rouge de Normandie. 400 m2 d’un bâtiment aujourd’hui amorti et désormais 7 années d’expérience qui leur ont permis de se faire la main et un jugement objectif sur cette production de diversification.
Jugement plus que positif puisqu’ils viennent d’investir 75 000 e dans un second bâtiment dont ils ouvriront les portes au public le 4 décembre prochain (pour tout renseignement concernant cette porte ouverte, contactez le 02 43 83 80 85 ou le 06 72 90 83 07). Tout juste une semaine avant l’arrivée des premiers poussins.

Ramené à l’heure, il n’y a pas photo
Ce choix d’investissement, c’est aussi une façon de pérenniser l’exploitation. De multiplier le travail par deux aussi ? “Pas tout à fait, précise Daniel Julien, et par rapport à l’atelier lait, il n’y a pas photo !” En dehors des grosses pointes de travail que constituent la réception des poussins, l’enlèvement des poulets ou bien encore le nettoyage des bâtiments, le suivi d’un lot, c’est 1/2 heure par jour. “Surtout de la présence et de la surveillance. De plus, un poulailler, c’est vide de temps en temps”, apprécie laurence Julien.
Ainsi à terme, le chiffre d’affaires de l’exploitation va se composer pour moitié environ de l’activité laitière et pour l’autre moitié de l’activité volaille. Avantage à ce dernier au niveau du temps de travail. Quant au revenu, tout dépendra des prix de ventes du lait, de la viande bovine, du poulet de chair mais aussi des intrants et charges inhérents à chaque atelier.

Une cinquantaine d’éleveurs en Normandie
Daniel et Laurence Julien travaillent avec le SYVOR (Syndicat des Volailles Rouennaises), un ODG (Organisme de Défense et de Gestion) qui fédère une cinquantaine d’éleveurs en Haute et Basse-Normandie. “Il y a de la place pour la volaille de Normandie dans les linéaires, précise Bruno Mousset, secrétaire général du SYVOR. C’est un produit qui plaît bien. Nous pouvons progresser en volume et il faut renouveler le parc”. C’est ainsi que le syndicat, en collaboration avec les 4 fabricants d’aliments avec lesquels il travaille et l’abatteur SNV (Société Normande de Volaille), évoquent un potentiel de création d’une vingtaine de bâtiments. Les vents sont favorables. Grâce à ses partenaires, le SYVOR subventionne toute création à hauteur de 6 500 e auxquels il faut ajouter une aide de 2 700 e du Conseil régional. A compter du 1er janvier prochain, le Conseil général de l’Orne devrait également y apporter son obole. C’est peut-être le bon moment.

Grippe aviaire : les oiseaux migrateurs disculpés
Selon une étude réalisée par la FAO sur 350 000 prélèvements sur des oiseaux sauvages partout dans le monde, ces animaux ne seraient pas la cause privilégiée de la propagation de l’influenza aviaire, mais plutôt le commerce international des volailles. “Les oiseaux migrateurs ne sont pas la cause principale de diffusion du virus. La cartographie des foyers d’influenza aviaire au cours du temps, montre que ces foyers suivent les routes de commerce des volailles, beaucoup plus que des flux d’oiseaux migrateurs”,  indique l’étude, reprise par la Fédération nationale des chasseurs.

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