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Distribution
Ration mélangée : travail limité !

Un nutritionniste et une mélangeuse RMTC, telle est la recette François Fontaine, installé à Montchevrel (61). Le choix de la ration complète a libéré du temps à l’éleveur et régularise la production laitière.

Au cœur de la ferme, un vieux tracteur ronronne. Avec ses 60 chevaux, l’engin affiche fièrement ses 27 000 heures. Fatigué mais toujours vaillant, l’humble Renault 6114 a conditionné l’achat de la mélangeuse. “J’ai choisi la seule marque qui acceptait cette petite puissance. J’ai pris une machine en fonction de ce que j’avais devant”. Verdict de l’agriculteur : une RMTC trône dans la cour. La ration complète est désormais au menu de l’exploitation. L’éleveur et son tracteur limitent leurs heures !
Pour assurer la transition vers une ration complète, François Fontaine s’est adjoint les services d’un nutritionniste. Le technicien conseille l’agriculteur depuis deux ans, date d’arrivée de la machine dans la ferme. Mais son rôle ne se limite pas à l’élaboration d’une ration haut de gamme. “J’anticipe aujourd’hui, demain et après-demain. Je travaille avec des fourrages qui évoluent d’une année à l’autre. Je conseille selon les aléas climatiques ou économiques”, souligne Yvan Dumaine, de Diet’Alim. La vérité actuelle ne sera pas celle de l’année prochaine. Si les drêches de blé, les solubles de pois ou le corn gluten ont actuellement la cote, le nutritionniste ne s’avance pas sur ses futurs conseils et gère les impondérables. Reste une donnée constante : produire les 235 000 litres de quota, avec 35 vaches laitières et 20 tonnes de soja-colza.

Ration constituée autour d’une boule
Le temps de travail constitue l’autre cheval de bataille du nutritionniste. La distribution d’une ration complète y répond partiellement. L’été, François Fontaine ne soigne ses vaches laitières tous les deux jours. “Les génisses peuvent n’être nourries que deux fois par semaine”, précise Yvan Dumaine. Côté organisation, le nutritionniste propose une gestion globale de la ration, comme celle des génisses bâtie autour d'une balle de foin. Autour d’elle, 45 kg de paille, 45 kg d’orge, 20 kg de féveroles, 24 kg de mélasse et 15 kg de minéraux sont mélangés. L’achat de concentré du commerce est limité. Les fourrages et les productions végétales de l’exploitation sont ainsi valorisés. “Avec la ration complète, je ne constate que 2 à 3 % de refus. La mélangeuse a notamment la vertu de dépoussiérer le fourrage et de le rendre plus appétant”, précise Yvan Dumaine.

Temps de travail réduit
Au moment de la pratique, la théorie se vérifie. Lors d’une démonstration organisée par RMTC, 50 minutes ont suffi à soigner les animaux. “Un temps réduit, avec un tracteur de faible puissance, c’est moins de fioul dépensé. Le temps du mélange, le tracteur n’a consommé qu’un litre de carburant”, souligne François Fontaine. Si l’or noir est rationné, l’or blanc est régulé. “La production de lait est linéaire. Avant, le concentré sortait comme il voulait !
Fort de cette expérience réussie, l’échange avec le nutritionniste est reconduit. Ensemble, ils planchent déjà sur « après-demain ». “Cette année, nous avons planté 10 ha de féveroles pour remplacer le soja. Et pour 2012, je m’adapterai encore si besoin”.

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