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Maïs fourrage
Récolter entre 30 et 35 % de Matière Sèche plante entière !

“ L’année 2012 est plus tardive que les deux précédentes campagnes (2011 et 2010). Mais qu’on ne s’y trompe pas elle sera probablement proche de la normale des 15 dernières années. Comme d’habitude, une chose est sûre, c’est l’observation des grains au champ qui permet de déterminer la date optimale de récolte ! ” indique Xavier Gautier de ARVALIS- Institut du végétal.

Pour la conservation et la qualité du maïs fourrage, une récolte au bon stade est primordiale… Ainsi, le choix de la date de récolte passe par l’observation du remplissage des grains… l’objectif étant de récolter une plante entre 30 et 35 % MS plante entière (schéma ci-contre).“A ce stade, les trois amidons - laiteux, pâteux et vitreux- sont répartis en trois tiers dans les grains de la couronne centrale d’un épi” explique Bertrand Carpentier, ingénieur maïs fourrage, ARVALIS-Institut du végétal.

Réussir son ensilage !

Maîtriser la finesse de hachage pour la conservation et la consommation

Le hachage a deux objectifs apparemment contradictoires : hacher fin pour faciliter le tassement du silo tout en laissant des brins assez longs pour la mastication des vaches.Les gros morceaux (> 20 mm) sont indésirables car ils gênent le tassement et provoquent des refus à l’auge : il ne faut donc pas dépasser 1 % de gros morceaux (un gobelet pour un seau de 10 litres !). Pour les particules moyennes (entre 10 et 20 mm), il faut viser l’objectif de 10 % au moment de la distribution à l’auge.


Éviter la présence de terre dans le silo

La terre apportée par les roues des tracteurs et des remorques est une source de spores butyriques qui polluent le silo. Pour éviter ce risque, préférer les silos sur sol bétonné et les zones de circulation proches du silo en terrain stabilisé.


Tasser pour enfermer le moins d’air possible dans le silo

Le processus de fermentation qui aboutit à la stabilisation du fourrage se fait en milieu anaérobie. C’est pourquoi il est important de chasser le maximum d’air du silo par un tassement efficace. Avec l’évolution vers des ensileuses de très grand débit, le tracteur-tasseur n’a plus toujours le temps d’effectuer un travail correct… surtout en cas de taux de matière sèche élevé. Dans ce cas, il faut revoir la cohérence du chantier, soit par un retour à une machine moins performante, soit par la confection simultanée de deux silos avec deux tracteurs.“Au cours de la confection du silo, n’oubliez pas de prendre des échantillons du fourrage et de faire effectuer les analyses capables de vous donner ses valeurs nutritionnelles” rappelle Bertrand Carpentier.


Fermer le silo : mettre le fourrage à l’abri de l’air du premier au dernier jour

L’absence d’oxygène, le plus tôt possible, est une condition nécessaire pour que les fermentations se déroulent bien. Tout renouvellement de l’oxygène relance les échauffements. Le jour de la récolte, la fermeture du silo doit donc être la plus hermétique possible, grâce à une bâche plastique de qualité, bien posée et bien protégée.


Prévoir un avancement suffisamment rapide du front d’attaque du silo

Dans le silo de maïs fourrage, les pertes interviennent surtout au front d’attaque, pendant l’utilisation de l’ensilage. On retient généralement les valeurs minimales suivantes d’avancement du front d’attaque : 10 cm par jour en moyenne en hiver, 20 cm par jour en moyenne en été.

Contacts

- Xavier Gautier

Service Communication ARVALIS-Institut du végétal

06 80 31 31 53

x.gauthier@arvalisinstitutduvegetal.fr



- Bertrand Carpentier

Ingénieur maïs fourrage, ARVALIS-Institut du végétal

06 80 35 23 92

b.carpentier@arvalisinstitutduvegetal.fr

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