Aller au contenu principal

Innovation
Récupérer la chaleur des stabulations : une solution pertinente ?

Avec la fermentation du fumier, la température des aires paillées des vaches laitières dépasse les 30° C. La température à 15 cm de profondeur dans le sol est alors de 25° C.

© La Blanche Maison (50)

La ferme de la Blanche Maison dans la Manche (Pont-Hébert) et une exploitation du Nord de la France bénéficient d'un suivi approfondi pour préciser les conditions de faisabilité technique et économique de récupération de cette chaleur. Les conclusions sont attendues en 2013.


La Blanche Maison : miser sur la complémentarité des énergies

A la Blanche Maison, le système de récupération de la chaleur de l’aire paillée à l'aide d'une pompe à chaleur est couplé à un dispositif de production d’eau chaude solaire. L’ensemble est organisé autour d’un réservoir d’eau chaude : un échangeur tubulaire noyé dans le bas du réservoir valorise l’énergie solaire en période ensoleillée. Lorsque le rayonnement solaire est insuffisant, les calories récupérées sous l’aire paillée sont restituées à l’eau du réservoir à l’aide du système thermodynamique de la pompe à chaleur.La production instantanée d’eau chaude sanitaire (ECS) dans le réservoir s’effectue à l’intérieur d’un autre échangeur tubulaire noyé dans la partie haute du réservoir. Un ballon électrique (200 litres) en aval du réservoir tampon vient en appoint si besoin pour produire une ECS à 60 °C.


Dans le Nord, la chaleur de la stabulation pour chauffer la maison

Un éleveur du nord de la France a installé un système similaire pour chauffer sa maison d'habitation, situé à ving mètres de la stabulation.Le captage sous aire paillée est divisé en 2 zones de 275 m² et 215 m². La PAC, en triphasé, fournit une puissance de 19 kW et produit également 200 litres d’eau chaude sanitaire par jour. Une chaudière fioul vient en appui. L'investissement est de 31 000 €.  La première année de fonctionnement a permis d'économiser 3 000 litres de fuel (2 400 €) mais nécessité la consommation de 12 000 KWh d'électricité (1 200 €), soit une économie annuelle de 1200 €. Malgré une subvention de 40 %, le retour brut sur investissement reste ainsi supérieur à 15 ans.Une extension du système pour assurer le chauffage d'un bâtiment lapins de 200 mères (mise hors gel) est étudiée. Elle pourrait optimiser l’installation.

La Blanche Maison : une ferme expérimentale laitière à mission régionale


Les Chambres d'agriculture de Normandie et leurs partenaires y réalisent des travaux sur la gestion des prairies et les systèmes fourragers, les qualités organoleptiques et nutritionnels des produits, et les pratiques d’élevage innovantes. Dans le cadre du Pôle d’excellence rurale de l’Ecosite du Fleurion initié par le Conseil général de la Manche, plusieurs technologies visant à diminuer la dépendance énergétique des exploitations laitières y sont expérimentées. 
Contact : Bernard Houssin - directeur - 02 33 06 49 70 bhoussin@manche.chambagri.fr

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité