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CUMA
Relancer les investissements

La fédération des CUMA du Calvados souhaite combler son retard vis-à-vis du grand ouest. Objectif : développer les animations de proximité.

1,7 million d’euros
C’est le montant total des investissemnts des CUMA du Calvados en 2005. Un chiffre en baisse puisque l’année précédante, il atteignait 2 millions d’euros
1,7 million d’euros
C’est le montant total des investissemnts des CUMA du Calvados en 2005. Un chiffre en baisse puisque l’année précédante, il atteignait 2 millions d’euros
© V.M.
L’assemblée générale de la fédération s’est déroulée jeudi dernier à Caen. favoriser l’activité des groupes. Tel est l’objectif de la fédération des CUMA. Elle souhaite donc rencontrer les CUMA en dormance et les autres plus actives, mais qui ne profitent pas des services de la fédération.”Nous devons montrer notre intérêt en terme d’accompagnement des projets et d’appui vis-à-vis des responsables. Certains, faute d’informations régulières, se privent d’aides et de subventions sur différents matériels” insiste James Louvet, président de la FDCUMA. Le but ne change pas : permettre à un maximum d’agriculteurs de d’accroître leur niveau d’investissement et diminuer les charges de mécanisation préjudiciables au revenu. Ces aides doivent favoriser le développement des CUMA. A ce titre, les responsables réunis lors de l’assemblée générale, ont voté une motion à l’attention des pouvoirs publics. “Nous ne comprenons pas les réticences du Ministère de l’agriculture à poursuivre une politique qui soutienne et développe les CUMA. Sur l’année écoulée, les prêts bonifiés ont été menacés de disparition” explique James Louvet (Lire encadré). Réorganisation du réseau CUMA Face à la baisse du nombre d’actifs et à la nouvelle donne de la politique agricole commune, les fédérations poursuivent leurs réflexions. L’échelon CUMA Bas-Normand se renforce avec des collaborations accrues et des compétences réparties sur trois départements. “Il ne suffit pas de faire le constat que nos structures doivent évoluer sans nous donner les moyens d'y parvenir. L’indépendance et la force de notre réseau sont à ce prix”. Témoigner d’actions réussies L’investissement en CUMA s’est ralenti au cours de l’année 2005. Pour donner des idées, les responsables de la fédération ont choisi d’échanger autour d’exemples concrets. Le thème : “Tracteur, hangar, salarié en CUMA. Au service des adhérents et de l’agriculture”. La CUMA des Bois Saint Clair a débuté ce débat, par l’intermédiaire de Daniel Courval. Quatre adhérents se partagent deux tracteurs pour un total de 1 350 heures par an. “On a souvent envie de posséder son propre tracteur. C’est aussi difficile de se mettre d’accord sur la marque. Mais, nous avons fait parler les chiffres. Si nous n’anticipons pas les charges, le réveil sera délicat. Et disposer d’un tracteur en commun implique également de travailler ensemble” témoigne Daniel Courval. De son côté, la CUMA des trois communes est équipée d’un hangar depuis dix ans. Montant de l’investissement : 15 000 euros. Le parc matériel est désormais mieux logé et mieux entretenu. “Le bâtiment motive les responsables car on voit tous les matériels” indique Philippe Poret. Un agrandissement est même envisagé. Dernier volet de cette présentation : le salarié. A la CUMA des Vergers de Cambremer, Bertrand Fleury a “70 employeurs”. Le groupement affiche un chiffre d’affaires de 76 900 euros. La moitié est consacrée à la main d’œuvre. “Je connais parfaitement le matériel. Ce n’est pas possible de travailler avec occasionnellement. Dans les périodes de pointes, les cidriculteurs ne peuvent pas perdre de temps. Au fur et à mesure, les adhérents ont appris à me faire confiance” détaille Bertrand Fleury. Autre exemple, la CUMA du Mesnil bénéficie des services d’un salarié. “30 % de son temps,nous est consacré. Et à 70 %, il travaille pour un groupement d’employeurs. Cette association nous a aidés à embaucher en contrat à durée indéterminée” explique James Louvet. Avec ou sans salariés, hangars, ou tracteurs en commun, c’est désormais aux adhérents de juger. V. MOTINUn rôle revendicatif et une motion Les adhérents de la Fédération des CUMA ont voté une motion lors de l’assemblée générale : “Mécanisation : deux mesures immédiates pour les CUMA”. Les représentants des 133 groupements du Calvados y affirment que “les pratiques des CUMA inscrites dans la proximité concrétisent une économie citoyenne et solidaire. en relation avec le territoire. Elles sont plus que jamais d’actualité”. Pour les aider dans ce rôle, les adhérents demandent à l’Etat deux mesures immédiates. - Rendre attractifs les prêts bonifiés aux CUMA en alignant leur taux sur celui des prêts “Jeunes Agriculteurs” et en simplifiant leur mise en œuvre. - Soutenir les investissements collectifs coopératifs par des politiques publiques volontaristes (Europe , Etat, Collectivités Territoriales) en rendant les CUMA éligibles aux financements des matériels dans le cadre du PMBVE (Plan de Modernisation Bâtiment, Végétal et Environnement) dès janvier 2007.
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