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Opération Paille Eure-Manche
Renforcement du partenariat

Présents dans la Manche lundi dernier, les responsables de la FDSEA Manche et Eure, de concert avec les Cercles d’Echanges 27, ont annoncé un renforcement de l’opération paille. Elle serait négociée en échange d’effluents d’élevage pour les terres céréalières. Régis Chopin (FDSEA 27) et Pascal Férey ont estimé indispensable de renforcer les passerelles entre les deux filières. « Notre rôle, en tant que professionnels, c’est d’anticiper pour permettre aux agriculteurs de mieux s’en sortir en cas de problèmes climatiques par exemple ».

Fin août 2011, les premiers camions de paille arrivaient en provenance de l’Eurechez les éleveurs manchois.
Fin août 2011, les premiers camions de paille arrivaient en provenance de l’Eurechez les éleveurs manchois.
© ec

Satisfecit général, lundi soir à Saint-Lô, de la part de tous les acteurs de l’opération « Paille » et particulièrement des chevilles ouvrières, en l’occurrence Gilbert Michel (président de la section céréales 50), André Terrier, Pascal Allard (Cercles d’Échanges 27) et Samuel Feugère (Secrétaire Général FDSEA 27). L’occasion de remercier l’ensemble des équipes d’animateurs de ces structures qui n’ont pas compté leur temps. « Ce qui nous a le plus marqué, c’est l’extraordinaire solidarité entre les deux départements. Les céréaliers, grâce à la FDSEA 27 et les Cercles d’Échanges, ont accepté de ne pas broyer la paille ».Début juin, grâce à l’implantation du réseau local FDSEA, les besoins pour la Manche étaient estimés à 7/8000 tonnes, dans un premier temps. « Les régions du Neubourg et d’Evreux-Guichainville nous ont finalement livré 11 000 tonnes ! » Tous les éleveurs s’en souviennent, les prix avaient tendance à monter face à une demande pressante. « Là aussi, les FDSEA 50 et 27 ainsi que les Cercles d’Échanges ont joué un rôle important en régulant et en s’accordant sur des prix raisonnables : 60 euro/tonne chargé sur camions. De plus, nous avons négocié, là aussi grâce à des entreprises solidaires, un prix unique de 35 euro/t en coût de transport, quel que soit le lieu livré en Manche » soulignent Pascal Férey et Régis Chopin.

Merci l’Armée

Si tout s’est correctement passé entre l’Eure et la Manche, en raison de la relative proximité des deux départements, les FDSEA 27 et 50 dénoncent au niveau national les déficiences du fret rail. « Si tout est possible à la SNCF, on ne sait pas quand » ironise Pascal Férey. « Les dirigeants n’ont offert que des moyens dérisoires : 300 wagons et 10 motrices, durs à trouver. De plus, en raison de l’état de certaines voies, la charge par wagon était limitée à 10 tonnes ». Par contre, l’Armée a su répondre aux besoins de la profession agricole. « Sept  bases en France ont mis à disposition des emplacements de stockage, notamment celle d’Evreux ». André Terrier, lui, dit « banco » pour renouveler chaque année les envois de paille. Les Cercles d’échanges, à eux seuls, ont fourni 7500 tonnes. Seul bémol, la météo qui a entraîné des retards dans les pressages et livraisons. « Les derniers camions sont partis en novembre ». Au-delà d’une simple expédition de paille, l’opération entre l’Eure et la Manche a permis une moralisation des prix. Gilbert Michel remercie au passage les CUMA de la Manche, elles ont envoyé deux chargeurs télescopiques en renfort.« Désormais, nous allons fonctionner de manière pérenne avec l’Eure » souligne Pascal Férey. Régis Chopin propose un échange d’effluents d’élevages, séchés ou transformés, aisément transportables, contre de la paille. « Nous allons débroussailler le terrain pour trouver un coefficient d’équivalence entre ces deux produits ».

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