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Génomique laitière
Repenser les objectifs de la sélection

La sélection génomique ? Pour Vincent Ducrocq (Inra), c’est l’utilisation en sélection de candidats dont la valeur génétique a été prédite à partir du génotype de nombreux marqueurs couvrant leur génome. « En bovins laitiers, elle engendre une véritable révolution, comparable aux bouleversements engendrés par le développement de l’insémination artificielle et du testage sur descendance il y a quelques décennies. Aujourd’hui, dans tous les pays développés, son application concrète chez les bovins laitiers est en place ou est envisagée à court terme.

Si la baisse des coûts le permet, l’évaluation génomique des femelles 
devrait se généraliser et devenir un outil de gestion des femelles de remplacement dans chaque troupeau
Si la baisse des coûts le permet, l’évaluation génomique des femelles
devrait se généraliser et devenir un outil de gestion des femelles de remplacement dans chaque troupeau
© ec

Les perspectives d’accroissement de progrès génétique nécessitent de repenser les objectifs de sélection : doubler le progrès génétique laitier actuel (+100kg/an en Holstein) n’est pas concevable, entre autres à cause des difficultés des éleveurs à adapter leur conduite de troupeau à des niveaux de production en forte augmentation. La sélection génomique est en fait une formidable occasion pour redresser les caractères fonctionnels peu héritables (fertilité, résistance aux mammites, longévité, aptitude au vêlage) qui jusque-là se détérioraient en raison de leur lien défavorable avec la production laitière. Deux éléments favorables vont dans ce sens : d’une part, la précision des index génomiques est moins sensible à une faible héritabilité qu’avec les index classiques ; d’autre part, cette précision est la même pour les femelles que pour les mâles, alors qu’il était impossible d’avoir des index fonctionnels classiques fiables pour les vaches. 

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