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Plantation de haies bocagères
Replanter pour améliorer la production de ses haies

Les coupes de bois réalisées au cours de l’hiver ont bien souvent permis de repérer des espaces non boisés et qui mériteraient d’être replanté.

Alors que les opérations de récoltes de bois vont s’achever dans les tous prochains jours avec l’arrivée du printemps, elles auront bien souvent été l’occasion de repérer des trouées parfois importantes dans les haies bocagères. Ces espaces non boisés méritent d’être replantés à la fois, dans une logique environnementale d’entretien de la haie mais également pour améliorer sa production de bois. Au-delà des rôles reconnus à la haie, et à l’heure où la récolte du bois se mécanise, c’est aussi l’occasion d’améliorer la rentabilité économique des futures récoltes de bois. L’organisation des chantiers de récolte du bois est souvent mise en avant. Le rendement du bois présent sur les haies récoltées et donc le taux de boisement de la haie ont aussi une importance forte. Il est donc nécessaire dans cette logique que les haies soient pleinement boisées.

Entretien durable

La récolte du bois taillis réalisée tous les 10 à 15 ans selon les essences et les secteurs géographiques fait partie de l’entretien durable du bocage et du maintien de ses nombreux rôles environnementaux. Il apparaît important de profiter de l’opportunité que présentent ces coupes pour repérer les espaces non boisés pour organiser leur replantation. La rénovation d’une haie existante est un travail technique qui nécessite les premières années un sui un suivi annuel. Le choix des sections à regarnir passe par le repérage des trouées suffisamment importantes. C’est-à-dire d’une taille minimale pour que les jeunes plants ne subissent pas la concurrence des sujets adultes environnants.Dans le cas de trouées ponctuelles, on procèdera à des regarnis ponctuels. Dans le cas de sections de haies de tailles plus importantes, le rechargement et le recalibrage du talus peuvent être envisagés. C’est aussi l’occasion de retirer les souches mortes et de le recharger en terre végétale.La plantation de jeunes plants d’essences bocagères se pratique du 25 novembre au 31 mars. Il est conseillé d’utiliser des jeunes plants forestiers âgés de 2 à 3 ans soit environ 50 à 80 centimètres de hauteur. La provenance géographique et l’origine forestière des plants doivent être certifiées. Ce qui garantit l’adaptation des plants d’arbres au lieu de la plantation et apporte également une sécurité sur la qualité sanitaire du lot.

Bien choisir les essences

Il est important de choisir les essences selon leur adaptation au terrain et le contexte paysager de la plantation. Dans le cadre d’une valorisation pour le bois de chauffage, les plantations pourront être composées d’essences choisies en fonction de cet objectif. Parmi ces essences, le tableau ci-dessous rappelle le pouvoir calorifique par essence. En compléments de ces critères, certaines présentent aussi l’avantage d’être faciles à exploiter et très productives. Prenons par exemple le cas du châtaignier qui est particulièrement reconnu pour sa faculté à rejeter sur souches. Il produit des gaules facilement exploitables et avec une rotation le plus souvent courte, moins de 10 ans sur certains secteurs. Le frêne présente également des caractéristiques proches. L’érable sycomore présente un rapport masse volumique / pouvoir calorifique moindre, mais reste intéressant ses rejets sur souche facilement exploitable. Le charme est également une essence très intéressante notamment pour son excellent pouvoir calorifique. L’aulne glutineux est surtout planté en terrain humide. Il présente un pouvoir calorifique moindre que les essences décrites précédemment mais il est très productif. Ces essences sont naturellement présentes dans notre bocage. Leur introduction dans les séquences de plantation permet d’améliorer le rendement des futures récoltes de bois, tout en rénovant ses haies et en conservant leur diversité naturelle.

Pour planter l’hiver prochain et bénéficier des programmes d'aides, inscrivez-vous dès maintenant !

Renseignements et informations :

- Chambre d’agriculture du CalvadosStéphane Berzinger - 02 31 70 25 34.

- Chambre d’agriculture de la MancheEddy Cléran / Stéphane Pestel - 02 33 06 49 91www.manche.chambagri.fr (rubrique environnement - boisement).

- Chambre d’agriculture de l’OrneClémence Adam - 02 33 31 49 43.

- Chambre d’agriculture de l’EureYann Pivain - 02 32 35 95 32.

- Chambre d'agriculture de Seine-MaritimeBastien Langlois - 02 35 59 47 52.

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