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Relance syndicale dans l'Orne
“On représente vraiment quelque chose”

Les contacts pris avec les agriculteurs ont permis d’apporter un renouveau et de redonner une dynamique syndicale, dans le canton de Carrouges.

© AD

Rétablir le lien, regagner en représentativité, susciter la réflexion, ... Dans le canton de Carrouges, le premier travail de relance syndicale, initié par les membres du bureau a été une réussite quasi totale, avec des effets positifs que les protagonistes n’avaient parfois pas imaginés au départ. “On se rend compte qu’on représente vraiment quelque chose, appuie Pascal Rousseau, président cantonal. Même si les agriculteurs ne sont pas forcément adhérents, il y a une vraie reconnaissance du travail effectué par les représentants professionnels. Ils sont conscients de l’intérêt d’avoir un syndicat fort. On a toujours été très bien accueilli et certains attendaient qu’on vienne à leur rencontre”. Un travail de terrain fructueux, qui, s’il s’est concrétisé par des adhésions supplémentaires, s’est aussi illustré lors de la dernière assemblée générale cantonale. “Il est vrai que le thème du foncier était porteur et d’actualité pour le canton, mais les agriculteurs sont venus nombreux, avec la présence aussi de personnes non adhérentes, note Pierre Moreau, vice-président. Il y a eu beaucoup de débats et d’échanges, cela faisait longtemps qu’on avait pas eu une assemblée générale comme celle-là”.

Le sens du collectif
En allant à la rencontre des agriculteurs non syndiqués, chaque membre du bureau a insisté plus particulièrement sur ce qui lui tenait à cœur. Pour Dominique Constantin, secrétaire cantonal, c’est incontestablement le sens du collectif qui prime ; “un paysan seul dans son coin, même le soi-disant “Agri-manager”, ne représente rien. Si on a un point de vue à défendre, des choses à contester, il faut être cohérent avec soi-même et adhérer à la structure  qui permet de le faire. C’est trop facile de se focaliser sur quelques points de désaccord pour se justifier de ne pas adhérer”. “Pour ma part, j’ai rappelé combien certains acquis venaient directement des actions syndicales, détaille Pascal Rousseau. J’ai aussi insisté sur les services que la FDSEA peut apporter directement à chacun, via le conseil juridique, le service employeur, la complémentaire santé, les commandes groupées de fuel...”.

“C’est gratifiant”
Après un premier bilan résolument positif, les membres du bureau ont estimé que le travail de relance doit se poursuivre dans la durée. Pascal Rousseau engage par ailleurs “les cantons qui n’ont pas encore entamé la démarche, à s’y mettre. Cela peut paraître fastidieux, mais c’est gratifiant et on recrée une vraie dynamique”.

Consolider la base du syndicalisme
“Ce sont les agriculteurs qui sont à la base du syndicalisme. Sans les producteurs, la FDSEA ne représente rien”. Et c’est bien pour consolider cette base syndicale mais aussi susciter la réflexion et le dialogue, que la présidente de la FDSEA, Anne-Marie Denis et son bureau, ont initié depuis la fin d’année 2013, la relance syndicale dans le département. Un travail dans lequel s’est déjà investi le tiers des cantons, avec la mobilisation sur le terrain de 65 responsables, membres des bureaux cantonaux et présidents, pour aller à la rencontre des agriculteurs non syndiqués. Ils ont été pour certains épaulés par Maxime Helleboid, jeune ingénieur agricole missionné sur le dossier de la relance. Il observe que son travail “a été de préparer la démarche et de mettre le pied à l’étrier à certains cantons. Mais la plupart ont travaillé en autonomie. La démarche doit continuer. La relance, cela redonne aussi de la motivation aux responsables syndicaux. C’est toujours réconfortant de savoir qu’on a du monde derrière soi. Cela redonne du sens à l’investissement personnel”.

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