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Normande
Rester les maîtres de l’orientation raciale

Vêlage précoce, organisme de sélection et plan d’épandage étaient au programme de l’assemblée générale du syndicat des éleveurs de la race Normande, à la Vacquerie.

Objectif  : reconquérir les troupeaux mixtes. (A gauche Denys Lerévérend, à droite Olivier Leray).
Objectif : reconquérir les troupeaux mixtes. (A gauche Denys Lerévérend, à droite Olivier Leray).
© V.M.

Fin 2007, l’AICC comptabilisait 84 100 bovins laitiers de race Normande. Soit une baisse de 3 %. Dans le même temps, les effectifs suivis par le Contrôle laitier ont augmenté de 3 %, avec 425 femelles de plus. “La baisse des effectifs reste un phénomène naturel lié à la disparition d’exploitations. La Normande est souvent présente dans de plus petites structures. Les animaux ne sont pas toujours repris dans les agrandissements. C’est un phénomène à prendre en compte. On doit réagir”, explique Denys Lerévérend, président du syndicat. Sa solution : reconquérir les troupeaux mixtes en rencontrant les éleveurs concernés et en présentant des simulations économiques.
Autre sujet d’actualité, le passage de l’Upra en organisme de sélection sera effectif en juin 2008. Les modalités de ce changement se concrétisent.
Nous avons eu un séminaire. Nous souhaitons conserver le rôle de notre Upra dans la future OS. Les éleveurs doivent rester maîtres de l’orientation raciale et garder un schéma unique de sélection toujours gérée par le GNA”. Le syndicat des éleveurs de la race normande du Calvados évoque néanmoins quelques regrets.

Upra et OS : des regrets
Le pouvoir de l’Upra part un peu trop dans les entreprises de sélection. La représentativité sera-t-elle suffisante dans les unités de sélection ? Je suis un peu déçu. Avec cette future OS, nos antennes semblent menacées”, regrette Denys Lerévérend. L’antenne risque de perdre ainsi son technicien. Il pourrait être affecté à une entreprise de sélection. “Je pense qu’il y a encore un effectif important. Il y avait sans doute moyen de garder un technicien sous l’identité Upra. Il permettrait un service avec une certaine neutralité, susceptible de satisfaire les éleveurs. Rien n’est fini. Mais les éleveurs devront se battre pour défendre notre cause”.
Le plan d’épandage soucie également le syndicat. “Le calcul à l’UGB pour un même quota défavorise le troupeau normand. Ce n’est pas logique alors qu’on a une aide de compensation laitière calculée au litre de lait. Les deux systèmes peuvent fonctionner sur ce principe. C’est un dossier que nous souhaitons relever. Les éleveurs de normandes ne polluent pas davantage que les autres races”.

V.M.

Elever ses génisses
pour un vêlage plus précoce
 
Olivier Leray, conseiller spécialisé du Contrôle laitier du Calvados, est intervenu sur la question du vêlage précoce. Dans le département, l’âge moyen au premier vêlage est de 34,7 mois pour la race normande, contre 31 mois pour les Prim’Holstein. Des chiffres qui peuvent avoir une incidence. “Certains chiffres sont à analyser avec prudence. Cependant, on constate la perte de 0,3 kg de lait sur le niveau au vêlage par mois d’âge au vêlage en plus”, souligne Olivier Leray. Le technicien donne également des objectifs de croissance pour un vêlage à 24 mois : 200 kg à 6 mois, 400 à 420 kg à 15 mois et 600 à 630 kg à 15 mois. “Il s’agit de données indicatives, mais tout retard pris dans la phase 0-6 mois ne se rattrape pas.  Il faut bien complémenter en azote pour valoriser toute l’énergie de la ration. L’éleveur doit aussi vérifier régulièrement le développement de ses génisses et adapter les individus aux lots. On peut donc faire vêler entre 24 et 27 mois, de façon raisonnable d’un point de vue économique”. Les pesées permettent d’apprécier au mieux la conduite de son troupeau. Selon Bovins croissance : gagner 20 jours sur l’âge moyen au premier vêlage des génisses paie le coût de deux pesées par an.  
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