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FNSEA/JA
Revenu agricole: mobilisation générale demain vendredi

Une journée d’action nationale se tient demain 7 novembre à l’initiative de la FNSEA et de JA pour la défense du revenu des agriculteurs, fragilisé par la hausse des charges et la forte volatilité des prix. En attendant la conférence sur le revenu du 12 novembre.

La grande distribution est avertie : “nous ne paierons pas deux fois la note, celle de la baisse du prix sur le marché mondial, et celle de la baisse du prix à la production. Nous ne voulons pas être la variable d’ajustement
 des négociations commerciales”, martèle la FNSEA.
La grande distribution est avertie : “nous ne paierons pas deux fois la note, celle de la baisse du prix sur le marché mondial, et celle de la baisse du prix à la production. Nous ne voulons pas être la variable d’ajustement
des négociations commerciales”, martèle la FNSEA.
© TG

A la veille de la conférence nationale sur le revenu des agriculteurs du 12 novembre, qui va réunir la profession et le ministère de l’Agriculture, la FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) sonne la mobilisation générale de leurs troupes à l’heure où les marchés se retournent – le prix du maïs a été divisé par deux entre 2007 et 2008. Et alors que certains secteurs comme le lait, le porc, les ovins et les bovins connaissent des situations extrêmement délicates, subissant notamment une forte hausse des charges : le prix de l’aliment a augmenté de 30 à 40 % dans les élevages. Mais aussi pour les productions végétales, le prix de certains engrais ayant bondi de 60 à 70 %. La profession a donc choisi d’alerter le gouvernement, les entreprises industrielles et la grande distribution lors d’une journée nationale d’actions le 7 novembre, a annoncé, le 28 octobre, Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA.
Chaque Fédération départementale, après avoir fait l’état des lieux depuis le mois de juin de l’évolution des charges et des revenus, est appelée à le présenter au préfet de leur département. Afin que ce dernier sensibilise les parlementaires “qui le feront remonter au ministère de l’Agriculture et au secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, Luc Chatel”, visent la FNSEA et JA. A chaque département de choisir la forme à donner à leur action. Mais plusieurs demandes feront les mots d’ordre de cette journée, qui seront à nouveau défendus le 12 novembre.

Versement des aides 2008
Sur le revenu des agriculteurs proprement dit. La FNSEA et JA attendent le 12 novembre “que l’Etat réponde à la conjoncture”, donc pour 2009, en reconduisant le remboursement de la taxe sur les produits pétroliers, au-delà du premier semestre 2008. La facture énergétique a parfois augmenté de 30 % dans les productions végétales. La profession attend aussi des mesures ponctuelles pour les viandes ovine et bovine. En outre, pour “donner un vrai bol d’air” aux trésoreries de certaines exploitations, elle demande que le versement des aides PAC 2008 soit avancé d’un mois, prévu initialement mi-décembre.
Ce qui permettra à ceux qui ont contracté des prêts de court terme, de les rembourser un mois plus tôt avec moins d’intérêts”, plaide Jean-Michel Lemétayer. William Villeneuve, le président de JA, a quant à lui, averti que les jeunes agriculteurs avaient “besoin de liquidités sur les exploitations”, notamment dans l’élevage.

Régulations et lisibilité
La FNSEA et JA souhaitent également que la présidence française de l’UE “dise clairement au niveau européen qu’il faut repenser les mécanismes de régulation des marchés”. La forte volatilité des prix actuellement – le prix du maïs a été divisé par deux entre 2007 et 2008 – empêche toute lisibilité économique pour les exploitants, dénonce la profession. Et les déclarations récurrentes de Mariann Fischer Boel, la commissaire européenne à l’Agriculture, sur les bienfaits du libre marché, ont le don d’agacer le président de la FNSEA, qui rétorque : “ne laissons pas le libre marché décider de l’avenir du monde paysan, le régime de paiement unique ne suffit pas au bonheur des paysans.” Pour William Villeneuve, même analyse : “il faut une régulation pour maintenir un cap.”

Marges
Sur l’épineuse question des négociations commerciales, enfin, la profession réaffirme “qu’elle ne laissera pas le débat sur le pouvoir d’achat des Français se faire sur le dos des paysans”, dénonçant les modalités de construction des prix des produits alimentaires. Pour Jean-Michel Lemétayer, la Loi de modernisation de l’économie (LME), adoptée cet été, n’a pas protégé les PME, et pire : “l’opacité sur les marges s’est aggravée, s’indigne Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA. Quand les prix agricoles montent c’est notre faute, mais quand ils baissent, les prix en rayons eux ne baissent pas.”
La grande distribution est avertie : “nous ne paierons pas deux fois la note, celle de la baisse du prix sur le marché mondial, et celle de la baisse du prix à la production. Nous ne voulons pas être la variable d’ajustement des négociations commerciales”, martèle la FNSEA.
Son président demande à nouveau un Observatoire des prix et des marges plutôt que “le chariot comparateur de M. Chatel”, un simple panier type de la ménagère pour surveiller l’évolution des prix. Et d’affirmer : “consommateur comme producteur, nous aurions besoin de plus de stabilité !”

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