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CSOB
Roger Barbot : la plaine bas-normande veut son quota additionnel

Les sucreries excentrées seront moins pénalisées par la réforme de l´OCM sucre. Dans le cadre du quota additionnel de 351 695 tonnes attribuées à la France, les sucreries excentrées bénéficieront d´une rallonge. Ainsi la sucrerie d´Aiserey en Bourgogne se verra attribuer 24 000 tonnes, celle de Bourdon en Auvergne, 25 000 tonnes, et celle d´Erstein en Alsace, 38 000 tonnes. En outre, les modalités d´attribution pour l´accès de ce quota additionnel pour l´ensemble des sucreries de la métropole seront annoncées lors du Comité interprofessionnel des professions saccharifères en février prochain. "Elles tiendront compte des situations respectives de chaque entreprise en matière de condition et de niveau de production hors quota afin de conforter la compétitivité de l´ensemble de la filière" souligne le ministère de l´Agriculture. Cagny espère faire partie du lot. Les planteurs du CSOB, soutenus par les élus locaux, se battent pour obtenir gain de cause.

Quelles pourraient être, à l´échelon local, les conséquences des nouvelles dispositions règlementaires
européennes concernant le réglement sucre ?
La production de sucre hors quota et l´exportation de ces sucres devenus interdites par les règles de l´OMC (Organisation Mondiale du Commerce), induisent une précarité de la production de betteraves à sucre dans notre région. Cela devrait se traduire par une campagne ramenée de 75 à 62 jours dans le meilleur des cas. En terme de volume, cela signifie dès la prochaine campagne une perte de 150 000 T au moins.

Et en terme de revenu ?
C´est énorme. Dans le futur proche, on peut chiffrer la perte à 700 voire 1 000 e/ha.

Vous avez mobilisé les élus, les députés Lefranc, Cousin, Thomas, Leteurtre, et Boisseau pour défendre votre dossier. Qu´attendez-vous aujourd´hui du ministre de l´Agriculture ?
Nous demandons à Dominique Bussereau de prendre en compte les difficultés rencontrées par les producteurs de betteraves à sucre de Basse-Normandie. Nous n´avons pas été déclarés "zone excentrée" et parallèlement, l´usine de Cagny n´est pas restructurable. Dans le cadre de la nouvelle réforme, nous demandons donc l´obtention d´une partie du quota additionnel afin de compenser notre production historique de sucre hors quota.

Dans le cas contraire, l´avenir de la sucrerie de Cagny pourrait-il être mise en cause ?
Oui dans l´hypothèse où la baisse de nos surfaces engendrerait une baisse d´activité chez l´industriel. Ce qui pourrait remettre en question la rentabilité de son outil. On ferait alors un trait sur la production de betteraves sucrières en Basse-Normandie (1 000 producteurs) mais aussi sur les emplois induits (sucrerie, transport, ETA...).

Ce quota supplémentaire nécessaire, à combien le quantifiez-vous ?
Sur les 350 000 T de quotas additionnels pour la France, 90 000 T ont déjà été redistribuées. Sur les 260 000 T restantes, il nous faudrait l´équivalent de 25 000 T de sucre.

Pensez-vous être entendus ?
Nous l´espérons grâce notamment au soutien de nos élus. Par ailleurs, notre président Eric Dechaufour et Jean-Claude Bruand (président de la commission mixte), accompagnés du député Lefranc, rencontreront dans les prochains jours notre ministre de l´Agriculture pour évoquer ce dossier. Nous gardons donc espoir.
Propos receuillis par
Th. Guillemot
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