Aller au contenu principal

Roiville entre Paris et Bruxelles

Entre deux manifestations, Paris vendredi 3 et Bruxelles lundi 7 septembre, les JA de l’Orne ont encore prouvé leur capacité à occuper le terrain mais cette fois de manière festive. Une pause respiration qui redonne un peu de baume au cœur.

Mission remplie pour les JA du Pays d’Auge. Avec 5 000 visiteurs, le défi relevé il y a un an s’est transformé par un succès populaire au terme d’un été syndical animé. Un point d’actualité avec Guillaume Larchevêque qui présidait sa dernière finale départementale de labour.

Guillaume, pas trop difficile de faire la fête dans ce contexte si particulier ?
Il y a deux temps. Celui où on est sur nos exploitations mais on doit aussi être en capacité de se regrouper, de se fédérer autour d’un projet comme celui de la fête de la terre.
C’est un moment important de communication auprès du grand public.

Suite à la manifestation FNSEA/JA jeudi dernier à Paris, le premier ministre a annoncé un nouveau train de mesures. Tu fais partie des grincheux ou estimes-tu que les avancées soient réelles ?
Il va falloir prendre le temps de l’analyse. Voir comment tout ça va se traduire dans nos départements. Quels sont les agriculteurs qui vont pouvoir bénéficier en premier des aides annoncées ? Il y a avait des demandes de la profession, notamment des reports d’échéances en fin de tableau pour nous redonner immédiatement une bouffée d’oxygène, nous avons été entendus sur ce point.
Au-delà, il y a quand même un problème structurel. Ce qu’il faut, c’est que les agriculteurs soient en capacité de se fédérer au niveau d’OP (Organisation de Producteurs) pour peser dans les négocations avec les industriels et autres.

Sur le dossier environnement, le gouvernement se dit prêt à changer de méthode. Satisfait ?
En arpentant les allées de la fête de la Terre et en discutant avec les uns et les autres, quand on parle de normes et notamment environnementales, c’est un “stop” qui s’exprime très largement. Nous avons beaucoup trop de règles et elles ne sont pas comprises. N’étant pas comprises, elles ne sont pas assimilées et donc pas bien utilisées.
Nous avons aussi des politiques, notamment à travers les MAEC, pour lesquelles on nous affirmait “ne vous inquiétez pas, vous êtes perdants sur la PAC d’un côté mais vous vous récupérerez de l’autre”. Aujourd’hui, ce n’est plus audible puisque cela ne se traduit pas dans les faits sur nos exploitations.

C’est ta dernière fête en tant que président de JA 61. Un premier bilan ?
Le bilan ? 10 ans de bureau départemental, 4 ans de présidence. J’étais un petit syndicaliste en herbe et j’ai appris à grandir. J’ai mené des actions, j’ai été présent dans le cadre des élections Chambre d’agriculture, MSA. Il y a tout un système qui a été mis en place pour accompagner les agriculteurs. Cela ne se décrète pas mais se construit.
Aujourd’hui et depuis janvier, 25 jeunes du département suivent l’école des responsables. Ils se forment à la prise de responsabilités, c’est-à-dire savoir animer une réunion, prendre la parole en public, savoir parler aux médias...

Bientôt la coupe du monde de rugby. Un pronostic ?
J’ai regardé le match hier soir (Ndrl: France-Ecosse samedi soir, victoire française 19-16). Je pense qu’ils sortaient d’une semaine ou franchement ils ont travaillé le physique. Leur entraineur leur en a demandé beaucoup. Je les vois en final.

Et du côté du ballon rond et de Caen ?
Ils ont fait un bon début de saison me semble-t-il. Qu’ils essaient de rattraper le PSG.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Jean-François Le Meur (débout), président d'Elvup, mise sur un conseil impartial à destination des éleveurs.
Elvup met le cap sur 2030
L'ambition est clairement affichée : Elvup veut être "le partenaire de référence et de confiance auprès des éleveurs". C'est…
Marie Lecardonnel n'a pas pu se séparer d'un morceau d'obus conservé dans une boîte recouverte de l'inscription "morceaux de bombe ou d'obus ramassé dans la cour par Clermont Lecardonnel".
[EN PHOTOS] A 101 ans, Marie Lecardonnel reste un témoin précieux
A 101 ans, Marie Gires Lecardonnel, retraitée du monde agricole à La Chapelle-Enjuger, a mis sur papier ses récits authentiques d…
Au côté d'Arnaud Nuttens, éleveur de Limousine, Frédéric Monpierre a arpenté les allées.
Le nouveau sous-préfet en visite découverte à la Foire de Lisieux
Frédéric Monpierre, sous-préfet de Lisieux, a fait une halte à l'hippodrome de la ville, samedi 18 avril 2026. L'objectif…
Bertrand Detroussel a consacré 43 ans de sa vie au service de la commune de Neuilly-le-Bisson. Lors des municipales en mars 2026, il a rendu son écharpe de maire.
Bertrand Detroussel : 42 ans au service de Neuilly-le-Bisson
Nous consacrons cette série aux anciens maires ornais qui ont un lien avec l'agriculture. Place à Bertrand Detroussel,…
Une nouvelle visite se fera bientôt pour observer l'efficacité du passage du robot après quinze jours.
Le robot Ara d'Ecorobotix, en test sur une prairie du Bocage
Vendredi 27 mars 2026, une démonstration du robot pulvérisateur Ara d'Ecorobotix a été proposée par les Chambres et les Cuma…
Retraité d'Agrial depuis juin 2025, Ludovic Spiers est à la tête de la Communauté de communes de la Baie du Cotentin.
Ludovic Spiers, de directeur d'Agrial à président de la Communauté de communes de la Baie du Cotentin
A la Communauté de communes de la Baie du Cotentin, depuis le 9 avril, Ludovic Spiers succède à Jean-Claude Colombel à la…
Publicité