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Roman « la vache qui danse » : Hélène a pris sa plume

Hélène Pien, animatrice à la FDSEA du Calvados, est connue des exploitants qui utilisent les services du syndicat. Elle a désormais une seconde casquette. Son roman « la vache qui danse vient de sortir ». Ce roman, écrit à quatre mains avec Dominique Legrand, confronte une experte comptable parisienne et un agriculteur

© VM

L’auteure de « la vache qui danse » est connue des exploitants agricoles du Calvados. À la FDSEA 14, elle fait presque partie des meubles ! Hélène Pien (également connue sous le nom de Chartreau) travaille pour le syndicat depuis bientôt 20 ans. L’animatrice est également fille et petite fille d’agriculteur. Hélène baigne quotidiennement dans les problématiques agricoles. Sur les questions fiscales ou lors d’organisations de manifestations, les adhérents la côtoient régulièrement. 

Deux mondes en parallèle
Sur son temps libre, Hélène écrit. Ce loisir s’est transformé en livre. Son roman « la vache qui danse » est sorti en mars dernier. Il est disponible aux éditions Abatos.
L’ouvrage a été réalisé à quatre mains avec Dominique Legrand. Les deux auteurs ont mis en parallèle deux mondes qu’ils connaissent respectivement. Car si Hélène est liée depuis son enfance au monde paysan, Dominique Legrand, travaille en entreprise où il est passé par les fonctions de contrôle de gestion, de développement commercial ou de direction.
Confrontant leurs expériences respectives, ils ont écrit un livre centré sur ce monde rural et paysan. « Ce roman  est une histoire de séduction, entre un agriculteur et une experte comptable, en pleine année 2015 traversée par les grèves agricoles. Denis est un paysan optimiste et heureux. Ève est une maman célibataire qui fait carrière sur Paris. Ève apporte son regard sur la crise agricole, Denis plus réaliste a du mal à être convaincu. Jusqu'au jour où la vie d'Ève bascule », tel est le synopsis de l’œuvre.
Denis, l’un des deux personnages principaux, est agriculteur dans la Manche. C’est un paysan positif et connecté aux nouvelles technologies. Ève, elle, représente ces urbains qui se sont peu à peu coupés de la ruralité. Le premier contact est établi par l’intermédiaire du Crédit Rural et Industriel, allusion au Crédit Agricole. Ensuite à l’instar de leurs auteurs, les deux protagonistes vont se nourrir de leurs échanges.  

Une envie d’écrire
« L’envie d’écrire était là depuis très longtemps. Puis, j’ai eu la chance de croiser Dominique Legrand autour d’une table de billard. Nous avons découvert nos domaines respectifs. Il me posait de nombreuses questions sur le domaine agricole ». Chacun d’eux portait un de ces deux personnages qui dialoguent beaucoup par mail ou à travers les réseaux sociaux.
L’histoire se déroule en 2015. L’année a marqué l’animatrice syndicale. «Nous sommes en pleine crise. Les mouvements se multiplient à l’époque. Personnellement et professionnellement, c’est une année particulière pour moi. J’ai voulu faire quelque chose de positif de cette période. Je me souviens d’abord d’une vraie solidarité au sein du monde agricole. Et surtout, j’ai apprécié les échanges avec les urbains sur le périphérique de Caen. J’avais été agréablement surprise. J’ai découvert le capital sympathie du monde agricole, ça a fait du bien de le sentir ». Mais, le roman ne traite pas directement le syndicalisme. Il est juste évoqué avec les manifestations de 2015. L’ouvrage ne se veut pas militant. « C’est un livre pour se détendre et passer un bon moment », précise-t-elle.

Une vision optimiste
Les auteurs ont voulu un récit positif et optimiste sur l’avenir. L’ouvrage s’adresse plus au grand public qu’aux professionnels. Il permet notamment de redorer l’image des agriculteurs.Le roman transmet quelques messages. Par exemple, lorsque le contrôle de l’exploitation de Denis y est décrit. « Dominique Legrand a découvert leur sévérité. En tant que chef d’entreprise, il en a déjà subi. Mais contrairement aux éleveurs, il avait toujours la possibilité de corriger le tir suite à un contrôle ».

Mettre des passerelles entre deux mondes
Derrière la fiction, « La vache qui danse» tente de réconcilier deux visions de l’agriculture. Car si ce milieu est aujourd’hui méconnu d’une majorité de Français, il suscite le débat. « Les gens ont toujours un avis, même s’ils sont très loin du métier. C’est parfois agaçant. Mais, je me dis que je dois aussi être à côté de la plaque sur certains métiers que je ne connais pas. C’est important qu’on essaye de se comprendre, de mettre des passerelles, de dialoguer. Je vois trop de conflits avec des citadins qui arrivent à la campagne », souligne Hélène.
Pour écrire ce livre, les deux auteurs se sont appuyés sur l’expérience de Jean Mouchel. L’ancien agriculteur et écrivain a apporté son regard critique. « Nous sommes débutants. Nous avons donc réécrit ce livre une cinquantaine de fois. Pour le deuxième, nous serons plus au point ». Hélène a déjà d’autres projets en tête.

Dates de dédicaces
- Samedi 29 avril de 10 h à 18 h, à Cultura Mondeville,
- Samedi 6 mai de 10 h 30 à 12 h et 14 h 30 à 18 h, au centre
culturel Leclerc de Vire,
- Samedi 27 mai de 10 h à 18 h, au centre culturel de Lisieux,
- Samedi 3 juin de 14 h à 18 h, au centre culturel d'Ifs.

Le livre est disponible au centre culturel Leclerc de Bayeux,
et aux éditions ABATOS.

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