Aller au contenu principal

A Saint-Contest (14) : une terre pas vraiment d’asile

Saint-Contest s’oppose à l’implantation d’un centre d’hébergement de demandeurs d’asile. Les motivations des habitants sont diverses. Pour le monde agricole, il s’agit de nouvelles terres cultivables qui disparaissent.

© VM

Mercredi 29 octobre 19 h 30. À la salle municipale, les échanges sont particulièrement houleux. Les habitants dénoncent l’installation d’un centre de demandeurs d’asile, rue d’Epron à Saint-Contest. La maire de la commune s’y oppose également. La décision est donc préfectorale. Le permis de construire est prévu pour une occupation de 23 mois. L’État prévoit d’y installer des bungalows. L’objectif est d’y loger 24 familles. Les habitants ont appris l’existence de ce projet par la presse.

Des riverains inquiets : un nouveau Sangatte ?
“Nous ne pouvons accepter que l’implantation de centre d’hébergement de demandeurs d’asile s’opère au détriment de la population locale. Le permis de construire est prévu pour une occupation de 23 mois reconductibles. Or, à l’image de Sangatte ou Calais, nous savons que le provisoire peut parfois durer de très longues années. Nous dénonçons la volonté du Préfet de passer en force dans cette affaire. Pour preuve, Madame Yon-Courtin, maire de Saint-Contest, qui soutient notre action depuis le début a été dessaisie du dossier au profit des services de l’état”, indique un communiqué de presse des représentants des riverains.

Une terre propriété depuis 40 ans de l’État
Le terrain concerné est actuellement exploité par Jean-Claude Laurent. Il s’étend sur 3 ha 58. “Cette terre a été achetée il y a plus de 40 ans par l’État. À l’époque, le gouvernement souhaitait installer des cantonnements de CRS à proximité des villes universitaires. C’est resté en terrain agricole. Je payais mon fermage au service des impôts. Depuis quelques années, l’État a récupéré la parcelle. Pour ne pas la laisser en friches, je l’exploite à mes risques et périls”, explique l’agriculteur. Au-delà de la perte de cette parcelle, l’homme redoute la future cohabitation. Le centre sera en effet entouré de grillages. Pas de quoi rassurer les riverains présents à la réunion de jeudi.

Artificialisation des terres
Le monde agricole dénonce régulièrement l’artificialisation des terres. Avec ce centre d’hébergement, certains urbains semblent découvrir ce problème. C’est peut-être le seul point positif de cette affaire…

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Agrial innove face aux défis climatiques
A Vieux, le Gaec des Papineaux a reçu, vendredi 10 et samedi 11 juin 2022, sur son exploitation plus de 4 000 visiteurs dans le…
308 millions d’euros pour compenser la hausse du prix des aliments
Dans le cadre du plan de résilience annoncé en mars 2022, le gouvernement a affecté une enveloppe de 308,5 millions d’euros…
Rendez-vous Tech bio
Rendez-vous tech&bio : au Gaec 2000, des hôtes heureux
Gilles et Florence Haelewyn sont installés à Commes depuis 1994. La conversion en bio des terres et du cheptel date, elle, de…
Vachement Caen, 11 septembre 2022
À Varaville, crash test pour Vachement Caen
Vachement Caen dimanche 11 septembre 2022, c’est 120 bovins au cœur de la cité. La sécurité des visiteurs et des animaux est une…
Chasseurs et FDSEA se lient contre les corvidés
La FDSEA et la Fédération des chasseurs se sont rencontrées, mardi 7 juin 2022. Elles ont échangé sur les options pour prévenir…
COOPÉRATIVE ISIGNY SAINTE MERE - AG 2022
La coopérative Isigny Sainte-Mère garde le cap
La coopérative Isigny Sainte-Mère a organisé son assemblée générale vendredi 3 juin 2022. Si l’année 2021 n’a pas été de tout…
Publicité