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Saint-Hilaire-du-Harcouët a rendez-vous avec l'excellence de la Blonde d'Aquitaine

55 élevages inscrits, 250 animaux en compétition issus de 13 départements, voilà ce que réserve le prochain concours interrégional en race Blonde d'Aquitaine les 4 et 5 juillet 2026 à Saint-Hilaire-du-Harcouët qui se clôturera par une vente aux enchères d'une génétique de pointe. Le président de la Manche, Guillaume Martel et son trésorier, Jérôme Sallot, en sont les chevilles ouvrières.

" Cela commence à se concrétiser ", lâchent d'une même voix Guillaume Martel, président de l'association des éleveurs Blonde d'Aquitaine de la Manche et Jérôme Sallot, trésorier. Et pour cause, ces deux chefs d'orchestre pilotent le prochain concours interrégional Grand Ouest Blonde d'Aquitaine, qui se déroulera les 4 et 5 juillet prochains à Saint-Hilaire-du-Harcouët, ville située au carrefour des trois provinces. Un concours qui a rendez-vous avec l'excellence de la race des régions de Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, avec une participation record de 250 animaux inscrits. De quoi mesurer l'importance de l'événement et l'enjeu pour les deux juges venant du Tarn et des Landes. Effectivement, ils auront la lourde tâche de sacrer entre autres le meilleur animal du concours issu de la trentaine de sections qui défilera sous leurs yeux le samedi. Le clou du concours aura lieu le dimanche matin, avec la compétition de tous les premiers prix de section de la veille, et par conséquent la consécration de l'animal du concours. Un prix qui couronne le travail et l'investissement de l'éleveur. La morphologie, les qualités de la race, les aptitudes fonctionnelles de chaque animal seront scrutés de près.

Des éleveurs dynamiques

Cette année, c'est donc le département de la Manche qui est à la manœuvre. Le 11 juin dernier, trois semaines avant l'événement, les éleveurs et bénévoles peaufinaient les derniers détails de l'organisation. "Saint-Hilaire a déjà accueilli un interrégional en 2017 et 2009", indiquent Guillaume Martel et Jérôme Sallot, tous les deux éleveurs de la race, respectivement à le Teilleul et Saint-Clément-Rancoudray. Mais c'était sous couvert de l'association régionale. "L'association de la Manche fait preuve de dynamisme. Et grâce aux éleveurs adhérents, nous nous sommes sentis soutenus pour proposer la candidature de la Manche", rappelle Guillaume Martel. Une nouvelle fois, le marché couvert Marly est mis à leur disposition par la municipalité pour accueillir les animaux. Et pas moins de 50 partenaires encouragent également les organisateurs. "Nous avons senti un bel engouement autour de ce concours", se réjouissent les deux éleveurs. 

De l'engouement et du niveau

Ce concours va permettre aux éleveurs de se qualifier pour le concours national début septembre et décrocher ensuite une place au Salon de l'Agriculture de Paris en février 2027. S'il y a de l'engouement pour venir à Saint-Hilaire-du-Harcouët, "il y aura aussi du niveau", assure Jérôme Sallot, fin connaisseur des concours. Il fera partie comme le président et deux autres éleveurs des représentants de la Manche. La Normandie comptera 15 éleveurs engagés dans la compétition. "C'est beaucoup de préparation mais les concours permettent sans aucun doute de progresser techniquement, se faire connaître, échanger avec les autres éleveurs, techniciens, consommateurs et vendre de la génétique. C'est une reconnaissance du travail réalisé tout au long de l'année, voire plusieurs années", confie-t-il. La Mayenne et la Vendée figurent parmi les territoires les plus représentés avec respectivement dix et neuf élevages engagés. "Cette diversité géographique illustre le dynamisme de la race dans l'ensemble du Grand Ouest et confirme le rôle fédérateur du concours", ajoute Guillaume Martel.

La Formule 1 des allaitantes

Si le marché couvert abritera l'ensemble des animaux, les organisateurs ont prévu un bâtiment supplémentaire pour y installer le ring et le podium. Si les épreuves de sélection se dérouleront le samedi, le titre de l'animal du concours clôturera les épreuves le dimanche midi, suivi l'après-midi d'une vente aux enchères. Si la Blonde d'Aquitaine est la 3e race allaitante, la Manche en compte plus de 3 200 mères. "C'est pour nous la Formule 1 des races allaitantes, celle qui a du potentiel en termes de poids de carcasse et de développement", conclut Guillaume Martel.

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