Aller au contenu principal

Mise à l'herbe
Saison de pâturage : top départ !

Après la forte pluviométrie de ces derniers mois, la mise à l’herbe tarde à se faire. Pourtant, des outils sont d’ores et déjà à disposition des agriculteurs pour une saison de pâturage sans encombre.

© TG

Dans le cadre du projet européen Super G, la prairie est mise à l’honneur et plusieurs essais s’organisent. Un Observatoire de la Croissance de l’Herbe a démarré, des essais fourragers sur les adaptations possibles pour faire face aux changements climatiques sont en cours et des tests d’outils innovants pour mesurer le temps de séjour des vaches au pâturage sont proposés. Explications détaillées.

Une croissance de l’herbe mesurée de manière hebdomadaire
Le réseau « Observatoire de la Croissance de l’Herbe », en place sur l’ensemble de la Normandie depuis 2017,  propose aux agriculteurs des relevés hebdomadaires de croissances d’herbe avec des tendances locales, ainsi que des conseils pour adapter la conduite du pâturage et pour valoriser au mieux les surfaces fourragères.
Plusieurs organismes sont partenaires pour réaliser les mesures : les lycées agricoles, l’Inra du Pin, Elvup, Littoral Normand, la ferme expérimentale de la Blanche Maison et la Chambre régionale d’agriculture de Normandie.
Une communication est faite dans votre journal chaque semaine au printemps et à l’automne ou en version numérique via la newsletter sur le site des Chambres d’agriculture de Normandie.

Un nouveau programme d’expérimentation fourragère déployé en Normandie
Les changements climatiques imposent désormais une adaptation dans les choix variétaux, les dates de semis et les itinéraires techniques. Dans ce sens, la Chambre régionale d’agriculture de Normandie met en place dès 2020, jusqu’en 2023, un nouveau programme d’expérimentation fourrages. Des essais sur des cultures annuelles, mais aussi sur des cultures pluriannuelles comme les prairies adaptées aux changements climatiques, sont menés.

7 plateformes dédiées
Trois plateformes dans l’Eure, le Nord Cotentin et le Sud de l’Orne évalueront des variétés de sorgho en associations ou en pure, ainsi que des nouvelles cultures comme le tournesol, le chanvre fourrager, le sarrasin ou encore le lupin… La gradation des densités de semis, ainsi que l’application ou non de produits phytosanitaires, feront partis des modalités. L’objectif est de trouver non pas le mélange parfait, mais le plus adapté à ces conditions pédoclimatiques, et accessible pour assurer son stock fourrager.
Quatre plateformes seront destinées à l’évaluation de mélanges prairiaux, en Seine-Maritime, dans le Calvados et dans la Manche. Une dizaine de mélanges en fauche, mais aussi en simulant le pâturage, seront testés avec différentes proportions de légumineuses facilement transposables en exploitation.
Au total 7 plateformes fourragères se répartiront sur la région Normandie pour évaluer les mélanges et les variétés les plus adaptées à la sécheresse et assurer un rendement et une qualité suffisante, en particulier en période estivale. Les plateformes seront en conditions d’élevage et les premières visites et démonstrations pourront se faire très prochainement en fonction de l’implantation au printemps ou à l’automne.

De nouveaux outils en test
Face aux attentes des consommateurs, de nombreux industriels communiquent désormais sur le temps passé par les vaches au pâturage. En Normandie, 3 fermes normandes vont tester l’outil Chronopature de l’entreprise Adventiel.
Le but : comptabiliser ce temps, grâce à un capteur GPS. Ce dernier, intégré au collier de 2 vaches du troupeau, permet d’enregistrer automatiquement la période de pâturage et de suivre les objectifs du cahier des charges.
L’application mobile et PC permet d’évaluer l’activité de son troupeau en traçant son parcellaire au préalable et de partager ses données automatiquement avec sa laiterie ou un organisme certificateur.
Pédagogique, cet outil, en test en Normandie pour toute la saison, peut aussi servir à programmer des alertes et suivre l’éligibilité d’un label de qualité.   

Projets financés dans le cadre du projet européen SUPER-G

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Fossé traité : l’agriculteur ne nie pas mais regrette la procédure
Début juin, un agriculteur reçoit un appel de l’Office français de la biodiversité du Calvados pour avoir traité un fossé. Lundi…
Une éleveuse ornaise sur les marches du festival de Cannes
Jeudi 15 juillet, Anne-Cécile Suzanne, agricultrice à Mauves-sur-Huisne (61), a monté les marches du Palais des festivals à…
Pour la Préfète de l’Orne, Françoise Tahéri, Maxime Le Jeanne décrit l’équipement de l’unité de méthanisation installée en 2011 au Gaec des Fossés à Moussonvilliers dans le Perche et agrandie en 2016.
La préfète appréhende le cycle complet de la méthanisation
Sur l’invitation de la FDSEA et de JA, Françoise Tahéri, préfète de l’Orne, s’est rendue mardi 6 juillet 2021, dans l’élevage de…
Les rendements en orges sont au rendez-vous de la moisson
En date de lundi 19 juillet 2021, les organismes de collecte saluent une belle avancée dans les orges et attendent les premières…
Moisson 2021
La météo pluvieuse contrarie la collecte
Lundi 26 juillet, la collecte des orges se termine mais la pluie a stoppé l’avancement des récoltes.
Catherine Pilet-Fontaine, exploitante à Ranville, Daniel Savary, salarié et Geoffroy de Lesquen, agriculteur et vice-président de la fédération des chasseurs du Calvados.
La faune sauvage préservée grâce à la barre d’effarouchement
A Ranville, Catherine Pilet-Fontaine vient de recevoir une barre d’effarouchement, financée par la fédération des chasseurs du…
Publicité