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Salade : la contractualisation de McDonald's ne s'effrite pas

McDonald's France, Florette Food Service et l'Organisation de Producteurs Légumes d'Agrial ont signé un contrat pluriannuel. Originalité de cet engagement : la contractualisation est tripartite, avec un prix fixe et sur 3 ans. 300 tonnes de batavia seront ainsi prises en sandwichs !

© MM

llll MacDonald's a contractualisé sur trois ans sa fourniture de salade. 300 tonnes de batavia par an sont concernées sur les trois prochaines années pendant la période estivale. Pour 2017, la contractualisation de 500 tonnes d’iceberg, par an et sur deux ans, est également programmée.   La négociation se joue à trois : Macdonald's, Florette Food Service et l'Organisation des Producteurs d'Agrial. Si la durée de l'engagement et la négociation tripartite sont nouvelles, les relations commerciales entre le groupe coopératif et le géant américain datent. « Nous travaillons avec Florette depuis 30 ans. La contractualisation est aujourd'hui à la mode, mais elle n'est pas nouvelle. Nous avons été pionniers dans ce domaine. Aujourd'hui, nous souhaitons remonter le partenariat jusqu'au champ. Nous recherchons une triple sécurisation en termes de prix, de volume et de qualité », explique Rémi Rocca, directeur achat, qualité et logistique de McDonald's France. Le numéro 1 du fast food a d'ailleurs multiplié les contractualisations ces dernières années. Deux tiers des poulets vendus par l'enseigne sont désormais d'origine française. En viande bovine, 30 000 animaux sont également contractualisés. Enfin pour se fournir en blé, McDo a signé des contrats pluriannuels dès 2012. Le groupe de restauration rapide en profite pour soigner sa communication... Une agence de communication a donc convié la presse, à la signature du contrat, au siège d’Agrial à Caen. En contrepartie d’un prix fixe et d’un engagement sur 3 ans, le restaurant américain se montre exigeant sur la traçabilité des salades et les questions environnementales. “Mais, nous n’imposons pas d’obligation de moyens”, indique Rémi Rocca. “Nous avons mis en place une concertation pour tester certaines pratiques qui varient selon le bassin de production.  Par exemple, nous demandons que les agriculteurs utilisent un outil d’aide  à la décision. Cependant, nous n’en imposons pas un précisément”.

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